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Neuroleptiques

Les neuroleptiques sont des médicaments psychotropes, utilisés pour la première fois en psychiatrie dans les années 1950. Ils ont changé radicalement le traitement des troubles psychotiques (ex : schizophréniques), en soulageant notamment des angoisses profondes, des perturbations du fonctionnement psychique qui leur sont liées et des états d’agitation. 

Qu'est-ce qu'un médicament psychotrope ?

Les médicaments psychotropes agissent sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau. Au niveau du système nerveux, l’activité psychique se traduit par des réactions biochimiques au sein des cellules nerveuses (neurones). Les neurones synthétisent des substances appelées neuromédiateurs (ou neurotransmetteurs), dont les plus connus sont : la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Ces neuromédiateurs interviennent dans le fonctionnement des neurones.

On observe une perturbation de ces neuromédiateurs dans certains troubles, comme les troubles dépressifs, les troubles bipolaires, les troubles anxieux ou les troubles schizophréniquesLes médicaments psychotropes agissent sur ces neuromédiateurs. Ils sont utilisés pour lutter contre les troubles psychiques. Ils ont aussi des effets autres que psychiques, ce qui explique certains de leurs effets indésirables.

Qui est concerné ?

En 2010, 0,9% des français de 18 à 75 ans ont déclaré avoir pris un neuroleptique (Source site OFDT ). La France se situe dans la consommation moyenne des 6 pays européens sondés (France, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Espagne).

Quels effets ? Quelles précautions ?

Les buts des neuroleptiques, intégrés dans une prise en charge globale, sont de diminuer la souffrance des personnes atteintes (et de leurs proches), d’améliorer leur fonctionnement psychique du point de vue affectif, relationnel et social, et de diminuer le risque suicidaire. Ces médicaments n’ont pas d’effet curatif, autrement dit, les neuroleptiques ne guérissent pas mais soulagent. Les neuroleptiques ont aussi des effets autres que psychiques, ce qui explique certains effets indésirables et certaines utilisations.

Le terme général « médicaments neuroleptiques » regroupe des médicaments provenant de nombreuses familles chimiques. Leurs effets sont assez semblables. Les deux grandes catégories de neuroleptiques (dits classiques et de deuxième génération ou atypiques) se distinguent surtout par la fréquence et l’intensité de leurs effets indésirables. 

Tous les neuroleptiques partagent globalement les mêmes effets indésirables. Ces effets sont plus ou moins fréquents, ou plus ou moins intenses avec tel ou tel médicament : ces informations aident à choisir les médicaments à essayer en premier et les médicaments qu’il est préférable d’éviter. Mais il existe aussi de grandes différences individuelles. Seule l’expérience de la personne permet de savoir comment elle réagit à un neuroleptique donné.

Les médicaments ne résument pas le traitement

Le traitement des troubles psychiques fait appel à de multiples moyens : contacts réguliers avec les soignants, psychothérapieaccompagnement socialentraide mutuelle, etc. Les médicaments ne sont qu’une partie du traitement qui peut aider la personne dans son parcours de rétablissement, en soulageant les symptômes qui la submergent. Un dialogue ouvert avec les soignants est un élément essentiel pour la prise en compte des besoins et des difficultés des patients.

En savoir plus sur les médicaments

Vous vous posez des questions sur neuroleptique en particulier ?

Vous pouvez consulter le site medicaments.gouv.fr du Ministère de la santé. Vous y trouverez : indications thérapeutiques, précautions d’emploi, contre-indications, prix, taux de remboursement, FAQ médicament, etc.

Vous souhaitez déclarer un effet indésirable d'un neuroleptique ?

Qu’il soit mentionné ou non dans le résumé des caractéristiques du produit ou dans la notice, tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament doit être déclaré aux autorités compétentes. Que vous soyez patient, proche de patient, association de patients ou professionnel de santé, vous pouvez faire cette déclaration auprès d'un centre de pharmacovigilance .

 

Rédaction : Psycom, août 2016