D'autres sources d'inspiration

Mise à jour : 05/11/2020
Une sélection d’outils, de programmes et d’actions inspirantes pour inventer et transformer vos idées.

Pour agir et prendre soin de la santé mentale

De nombreux projets voient le jour pour promouvoir la santé mentale. Voici une sélection d’actions variées, destinées à encourager les nouvelles initiatives.

Outils : Des fiches méthodologiques pour développer la participation des habitants-usagers-citoyens

En quelques mots

PromoSanté met à disposition des fiches méthodologiques pour les personnes qui souhaitent développer une démarche de participation en promotion de la santé : des éléments de cadrage, des concepts et des éléments de méthode pour engager la démarche.

En promotion de la santé, la participation des personnes concernées par tel ou tel projet ou service est devenue une exigence, un discours, une fin en soi, parfois un alibi… Et de plus en plus souvent, une réalité porteuse de sens.  Pour ce faire, tout le monde peut être confronté à des difficultés, des intérêts divers, une remise en question de certains savoirs, de pratiques ou d’usages. L’ensemble peut générer des échecs, des ajustements et de belles réussites. Ces dernières peuvent permettre d’améliorer le pouvoir d’agir des plus vulnérables, comme de toute personne, sur leur propre santé et sur le système de santé.

Comment ça marche ?

Ces fiches s’intéressent à la participation des personnes concernées par l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de projets en promotion de la santé (habitants–usagers–citoyens, hommes et femmes, bénéficiaires…). L’implication de ces personnes se fait soit avec les équipes professionnelles, élues, bénévoles engagées dans le projet, soit en complémentarité, soit en complète autonomie. Dans ce dernier cas, ce sont les personnes  à l’initiative du projet et qui le conduisent dans sa totalité.

Lire la suite et télécharger les fiches méthodes sur le site de PromoSanté Ile-de-France

Outil : Guide de la santé psychique chez les LGBT+

En quelques mots

L’association Sidaction publie un guide pratique sur la santé psychique des personnes LGBT+, à destination des acteurs de prévention. Aujourd’hui en France, les personnes LGBT+ pourraient, idéalement, vivre sereinement leur orientation sexuelle et/ou leur identité. Soyons lucides : être lesbienne, gay, bi, trans ou autre reste compliqué à vivre au quotidien. Malgré des avancées, de la déclassification de l’homosexualité comme maladie en passant par le mariage, on recense encore en France une agression physique homophobe et transphobe toutes les 33 heures et une agression verbale toutes les 8 heures, exposant les personnes LGBT+ à un stress important au quotidien.

C’est dans ce contexte que ce guide est né, nourri des remontées des partenaires de Sidaction sur le terrain. Beaucoup soulignent en effet, dans leurs interactions avec les personnes LGBT+, la récurrence des thèmes ayant trait à la santé psychique. Mais aussi de leurs difficultés à maintenir une distance adéquate face à quelqu’un qui va mal ou de leur difficulté à orienter les personnes vers des structures ou des soutiens.

Comment ça marche ?

Face à ces problèmes, l’objectif de ce guide reste modeste. Destinée prioritairement aux partenaires de prévention et, plus largement, à tous les acteurs et actrices de la santé, cette brochure donne quelques pistes pour aider à modifier sa posture – et sortir des «scripts» balisés de la prévention – pour «entendre» le mal-être et faciliter le travail d’orientation.

Téléchargez le guide sur le site de Sidaction

Initiative : “Pocket Films – Empathie”, filmer pour s’approprier sa propre vie

En quelques mots

« Un “Pocket film”, qu’est-ce que c’est ? Pocket comme poche, bien sûr. Et film ? Pas comme pellicule mais comme numérique, bien sûr. Alors, du numérique dans la poche c’est-à-dire des films faits avec les téléphones mobiles. Mais pour qui et pourquoi ? D’abord pour soi, parce que regarder le monde à travers un écran change la perception qu’on en a, et plus encore quand on s’amuse à raconter ce qu’on y voit. Un Pocket film, c’est une narration soutenue par les images, et des images augmentées par la narration, en solo ou en groupe. Une façon de relancer à la fois un regard empathique sur ses expériences du monde, et sur la perception qu’en ont les autres. Et parfois l’occasion de prendre un nouveau départ. »

Comment ça marche ?

Ce site explique comment transformer le téléphone que nous avons dans la poche en outil d’écriture, afin de renouer avec l’expression des émotions, puis avec la parole. Il explique aussi en quoi la création de Pocket films favorise le développement des diverses composantes de l’empathie et démontre l’intérêt d’une formation et d’une transmission autour de ces pratiques.

En savoir plus sur le site du projet Pocket Films – Empathie

Outil : « Recto verso », un jeu psychoéducatif pour apprendre à cohabiter avec la bipolarité

En quelques mots

Quels sont les signaux d’avertissements d’une phase dépressive ou maniaque ? Comment minimiser l’amplitude des crises ? Sur quelles ressources s’appuyer ? C’est à ces différentes questions que souhaite répondre le jeu “Recto-Verso”. Construit à partir du savoir expérientiel de la conceptrice, il s’adresse aux patientes et patients, à leur entourage, mais aussi au personnel de santé en tant que support pédagogique. Il se veut objet de rencontre et outil de discussion pour repérer de façon ludique les problématiques liées à la bipolarité. Il met l’accent sur la vie quotidienne et peut être utilisé dans le cadre de groupes de psychoéducation.

Comment ça marche ?

« Dans « Recto Verso », vous allez vivre 6 mois dans la peau d’une personne souffrant d’un trouble bipolaire de type 1. Vous alternerez des phases de dépression (humeur très basse) et des phases de manie (humeur très haute). Votre but, la stabilité. Vous devrez traverser les 6 mois de l’année en évitant les rechutes et les hospitalisations. Gardez un œil sur votre hygiène de vie et gagnez en expérience en identifiant symptômes et signes avant-coureurs. Mettez toutes les chances de votre côté pour rester stabilisé le plus longtemps possible. »

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du jeu Recto verso

Web série :  “Tout s’arrange” pour aider les enfants extra-ordinaires

En quelques mots

Une web-série ludique et pédagogique qui aide les enfants “extra-ordinaires” à comprendre les codes sociaux et à développer des compétences sociales. Les scénarios suivent 4 héros aux traits de caractères inspirés par l’autisme. Chaque fiction va explorer une compétence : Pourquoi la situation peut-être mal comprise ou problématique ? Comment peut-on faire pour éviter cet écueil ? Les situations ont été co-écrites par des parents, des thérapeutes et des scénaristes.

Comment ça marche ?

La web série est gratuite sur YouTube et sur des plateformes dédiées. Elle peut être visionnées en famille, en classe ou en thérapie.

Vidéo de présentation

Regarder les épisodes sur la chaîne Youtube de l’association Ikigaï

Outil : “Educ’Ecran”, pour prévenir les parents des dangers de la surexposition aux écrans.

En quelques mots

Outil original de médiation permettant de réfléchir entre parents à la place des écrans dans la famille : quels usages en fait-on ? Quel impact leur présence a-t-elle sur les jeunes enfants (0-6 ans) ? Sans stigmatiser, ni culpabiliser, mais en incitant à réfléchir, « Educ’Ecran » est conçu comme un outil ludique d’explicitation (représentations, préjugés, expériences) et destiné à être utilisé comme support à des débats dans le cadre d’ateliers, de groupes d’échange, de cafés des parents ou toute autre animation collective dans le champ de la parentalité. 

Comment ça marche ?

Cet outil aborde différentes thématiques : apprentissages, autorité, relations, rythmes, santé, usages, autonomie, pêle-mêle…Il est composé de cartes-questions regroupées en 8 thèmes différents et un plateau de jeu.

En savoir plus sur le site de la Fédération nationale des Ecoles des parents et des éducateurs (FNEPE)

Pour agir contre la stigmatisation

Outil : Un programme pour réduire l’auto-stigmatisation des personnes vivant avec des troubles psychiques

En quelques mots

Développé par une équipe américaine en 2012, « Narrative Enhancement and Cognitive Therapy » (NECT) vise à réduire l’auto-stigmatisation et son impact pour les personnes vivant avec un trouble psychique.  L’auto-stigmatisation revient à internaliser et appliquer à soi des stéréotypes négatifs concernant les troubles psychiques. « Elle est retrouvée chez 41,7% des personnes vivant avec une schizophrénie et 21,7% des personnes vivant avec des troubles bipolaires. Elle est associée à une moindre adhésion aux soins, une diminution de l’estime de soi et du pouvoir d’agir, une perte d’espoir et une diminution de la qualité de vie. »

Dans cette courte vidéo, le Pr Philip Yanos revient sur la question de l’auto-stigmatisation.

Comment ça marche ?

NECT est traduit en français par « Programme de Renforcement Narratif et Thérapie Cognitive de l’Auto-Stigmatisation ». Ce programme, validé par le Centre ressources de réhabilitation psychosociale et de remédiation (CR3) est proposé dans plusieurs centres référents de réhabilitation psychosociale.

Le programme : Centre ressource de réhabilitation psychosociale et de remédiation Cognitive

Outil : Préjugix, un “médicament” qui soigne les préjugés

En quelques mots

Présenté comme un médicament, le Préjugix n’en est évidemment pas un. C’est un concept qui combat les préjugés de tous bords. Il a été inventé par Patrick Delpech, infographiste, artiste plasticien sous le nom de Pyropat de Villeneuve-sur-Lot et aujourd’hui chargé de mission au sein de l’association Open Space (OS). « L’idée est venue d’une série de rencontres avec le Groupe d’entraide mutuelle de Villeneuve-sur-Lot, courant 2013 », explique l’inventeur. Mis au point en 2015, le Préjugix 200 mg permettait de traiter 9 préjugés. Depuis, de nouveaux sont créés régulièrement.

Comment ça marche ?

Distribués partout en France, les nouvelles versions du Préjugix sont disponibles et proposées via le site Internet qui leur est dédié : Préjugix

Action : « Psycyclette » – Roulons ensemble pour changer le regard sur les maladies psychiques

En quelques mots

L’Unafam organise depuis 2012 des éditions de « Psycyclette ». « Psycyclette », c’est une randonnée cyclotouriste de 1.500 km contre les idées reçues et un défi audacieux : traverser la France à vélo en faisant participer des personnes vivant avec des troubles psychiques, des équipes professionnelles, des bénévoles de l’Unafam et des cyclotouristes avertis. Chaque année, plus de 150 « Psycyclistes » pédalent à la rencontre des habitants et habitantes de chaque ville traversée, afin de parler de leur initiative et de briser les tabous sur les maladies psychiques à travers des manifestations festives.

Comment ça marche ?

Plus d’informations sur le site de l’Unafam

Exposition : “Des clichés contre les clichés”, à Aubenas

En quelques mots

A Aubenas, une exposition destinée à bousculer les idées reçues concernant la psychiatrie et les personnes atteintes de troubles psychiques a été réalisée par un réseau santé mentale ardéchois.

L’exposition présente une quinzaine de photographies. Des clichés qui interpellent, font parfois sourire, ne laissent pas indifférent. Leur autrice, la photographe Alexa Brunet , a elle-même dû composer avec ses propres clichés pour réaliser ce travail autour de la santé mentale.

Lire la suite sur France 3 Rhône-Alpes

Comment ça marche ?

Cette exposition grand public, accessible à tous, a été imaginée par le Réseau santé mentale Sud-Ardèche, un collectif de personnes professionnelles ou utilisatrices de structures du social, médico-social, psychiatrie et de l’éducation.

Les retrouver sur leur page Facebook

Ressources : Ecole inclusive, un site pour accompagner

En quelques mots

Le site Hop’Toys propose des supports pédagogiques pour une école et une société plus inclusives. Un site ressources pour accompagner les écoles ayant une unité localisée pour inclusion scolaire (ULIS), une unité d’enseignement maternelle (UEM) ou, en classe ordinaire, des enfants avec des besoins spécifiques. Il met à disposition des outils pour sensibiliser les élèves à la différence, leur apprendre la bienveillance et le respect.

Comment ça marche ?

Comprendre que les différences sont une chance, différencier ses pratiques pédagogiques pour permettre à chaque enfant de développer son potentiel, favoriser l’épanouissement et la progression de tous par des aménagements très simples, souligner l’importance des aides à la vie scolaire (AVS), promouvoir des valeurs de coopération… Le site fourmille de propositions pour rendre l’école inclusive.

Site de Hop’Toys