L'Abaque de la folie

Mise à jour : 05/11/2020

Qu’est-ce-que l’Abaque de la folie ?

L’Abaque de la folie Psycom est inspiré de l’Abaque de Régnier® . Utilisé en groupe, il permet de faire émerger les représentations sociales des individus sur un sujet et d’en débattre.

Dans un premier temps, l’intention est d’aider les personnes à prendre conscience de leurs représentations en leur demandant de se positionner sur des affirmations en cochant : « D’accord » ou « Pas d’accord ». Ces prises de position tranchées permettent aux personnes de se confronter à leurs propres opinions et de les mesurer. Concrètement, elles sont invitées à remplir individuellement une grille d’affirmations, sans montrer leurs réponses aux autres membres du groupe.

Dans un second temps, il ne s’agit pas d’engager un débat sur ces opinions (les personnes n’ont pas à se justifier de leur prise de position), mais d’échanger autour de la subjectivité de ces opinions : « Pensez-vous avoir coché les mêmes réponses que les autres personnes autour de vous ? », « L’exercice vous a-t-il paru difficile à réaliser ? Si oui, pourquoi selon vous n’est-il pas simple d’avoir un avis tranché sur ces affirmations ? », « Pensez-vous remplir ces cases de la même façon dans 6 mois ? Qu’est-ce qui pourrait faire évoluer votre opinion ? », etc. L’enjeu est donc de faire prendre conscience aux personnes de la construction des représentations sociales, de leurs fonctions et de leurs limites.

Cet exercice être utilisé pour débuter un temps de réflexion sur la stigmatisation dans le champ de la santé mentale et de la psychiatrie.

Objectifs visés

  • Engager une discussion sur les mécanismes de stigmatisation, en débutant par un questionnement autour de la construction des représentations sociales.
  • Sensibiliser à la subjectivité des opinions et à la divergence de points de vue.

Publics visés

  • Tout public, dans le cadre d’actions de formation, de sensibilisation ou d’atelier d’animation.

Utilisation du support

Matériel

L’Abaque de la folie Psycom se présente sous forme de grille avec des cases à cocher individuellement. Il est donc nécessaire d’imprimer un exemplaire par participant.

Conseils

S’agissant d’une proposition pédagogique pour introduire une réflexion sur les mécanismes de stigmatisation, il est préférable d’utiliser cet outil en début de rencontre et de le compléter avec des contenus théoriques qui explicitent les mécanismes à l’œuvre. Il est donc particulièrement intéressant à utiliser dans des contextes de formation, de sensibilisation ou d’atelier d’animation en groupe. L’intérêt de cet outil réside dans l’expérience de la divergence de points de vue. Il est donc essentiel de le proposer en groupe.

Cependant, comme tout support d’animation, il convient de le tester en amont afin de construire un contenu pédagogique cohérent, qui s’articuler au mieux avec les retours sur l’exercice. Il est également important d’avoir réfléchi à la dynamique de groupe visée et d’avoir anticiper l’ambiance des échanges (par exemple en proposant des règles de régulation des échanges, à poser avec le groupe au début de la rencontre).

La pédagogie qui accompagne les enjeux de stigmatisation doit être pensée dans une dynamique d’échanges et de de participation. En effet, il convient de partir de la position où se situent les personnes et de ne pas risquer de plaquer des jugements moraux qui génèrent de la résistance aux changements. Il est donc vivement conseillé d’amener cet outil dans un cadre sécurisant, sur mesure et sans crainte de jugements.