Les médicaments antidépresseurs

Mise à jour : 16/04/2026
Les médicaments antidépresseurs

Un antidépresseur, qu’est-ce que c’est ?

Les antidépresseurs sont des médicaments utilisés depuis les années 1960, d’abord dans le traitement d’épisodes dépressifs, puis également de troubles anxieux. Ils sont aussi utilisés dans le traitement de certaines douleurs chroniques.

Cet article s’adresse aux personnes qui prennent ou pourraient être amenées à prendre un antidépresseur, ainsi qu’aux professionnels de santé. Certaines des informations qui y figurent peuvent demander des connaissances médicales.

Différents groupes d’antidépresseurs

Il est habituel de regrouper les antidépresseurs selon leurs actions sur des substances chimiques appelées neurotransmetteurs et sur les cellules nerveuses (neurones) sur lesquelles les neurotransmetteurs agissent.

Par exemple, les antidépresseurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS) augmentent la quantité du neurotransmetteur sérotonine. D’autres neurotransmetteurs sont par exemple, la dopamine et la noradrénaline.

Les antidépresseurs les plus anciens appartiennent au groupe des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) et à celui des imipraminiques.

Le premier inhibiteur dit sélectif de la recapture de la sérotonine (IRS) commercialisé, la fluvoxamine (Prozac°), l’a été dans les années 1980. Le premier inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) commercialisé, la venlafaxine, l’a été à la fin des années 1990.

Le tableau ci-dessous présente les principaux médicaments antidépresseurs commercialisés en France et leurs indications officielles, selon leur autorisation de mise sur le marché (AMM). Les médicaments sont cités sous leur dénomination commune internationale (DCI).  (Voir Lexique à la fin de l’article)

Pour les troubles anxieux, il est fréquent qu’un autre antidépresseur que ceux ayant l’indication officielle précise soit utilisé (ex : sertraline pour un trouble de l’anxiété généralisé). Cela peut être motivé par la situation, par exemple si la personne souffrant de TAG a déjà pris ce médicament et que cela a été efficace. Cela n’a pas d’importance en termes d’efficacité ou de sécurité.

Comment choisir un antidépresseur ?

Le choix d’un antidépresseur repose sur les données scientifiques disponibles et sur la situation particulière de chaque personne.

Ce que disent les études scientifiques

Globalement, selon les études qui ont comparé les antidépresseurs entre eux, il n’y a pas de preuve solide qu’un antidépresseur soit a priori nettement plus efficace qu’un autre.

Par conséquent, un antidépresseur se choisit en fonction d’autres éléments que l’efficacité, à savoir : 

  • leurs particularités en termes d’effets indésirables et d’interactions avec d’autres médicaments,
  • la situation particulière de chaque personne,
  • et, quand ce n’est pas la première fois qu’une personne prend un antidépresseur, l’expérience que cette personne a de ceux qu’elle a déjà pris. Ceci pour éviter de prescrire ou de prendre un médicament qui n’a pas eu les effets espérés ou qui n’a pas été supporté.

Quand on prend  un antidépresseur pour la première fois, il est raisonnable d’écarter ceux qui exposent à davantage de risques.

On peut toutefois les envisager dans un deuxième temps, si l’antidépresseur choisi en premier n’a pas eu les résultats espérés ou n’a pas été supporté.

La balance bénéfices-risques qu’est-ce-que c’est ?

La balance bénéfices/risques est souvent évoquée à propos des médicaments. Elle consiste à examiner d’une part ce que le médicament peut apporter (par exemple diminuer certains symptômes) et d’autre part, ses effets indésirables possibles. Cette évaluation aide la personne concernée à décider, avec les professionnel·les de santé, si le traitement est adapté à sa situation.

Pour un soignant, déterminer la balance bénéfices-risques d’un médicament ou d’une autre intervention thérapeutique consiste d’abord à :

  • évaluer son efficacité en se basant sur les essais cliniques. Le niveau de preuves est élevé quand plusieurs essais comparatifs, randomisés, de bonne qualité méthodologique, avec des critères d’évaluation cliniques utiles aux patients, ont des résultats convergents ;
  • évaluer ses effets indésirables. Le profil d’effets indésirables d’un médicament ou de toute autre intervention repose sur un faisceau d’arguments tirés des essais cliniques, d’enquêtes de pharmacovigilance, de notifications d’effets indésirables par les soignants et les patients.

Puis à déterminer cette balance bénéfices-risques pour une personne en particulier, en fonction de facteurs propres à cette personne et du contexte : âge, état de santé, traitements en cours, mode de vie, préférences de la personne, etc.

En dehors de la grossesse (voir ci-dessous), les antidépresseurs à envisager en premier, sont ceux qui ont la balance bénéfices-risques la plus favorable. C’est-à-dire en général certains inhibiteurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS), tels que la sertraline, la fluoxétine, la paroxétine.

Si un IRS n’est pas indiqué, l’amitriptyline (un imipraminique), voire la miansérine ou la mirtazapine sont des options raisonnables (voir tableau ci-dessus).

Chez les femmes enceintes

Chez les femmes enceintes ou pouvant le devenir, quand la situation le permet, il est parfois possible de reporter la prise d’antidépresseur après la grossesse, ou au moins après le premier trimestre de la grossesse.

En effet, un risque accru de malformations du fœtus n’est pas exclu, en cas de prise d’antidépresseurs pendant cette période, notamment avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS et IRSN).

Au vu des données disponibles en 2025, une option est de retenir l’amitriptyline en premier choix. 

Pour une femme enceinte (ou susceptible de le devenir) ou une femme allaitant son enfant, il est prudent de vérifier avec une ou un professionnel de santé l’absence d’éventuels effets nocifs des médicaments psychotropes pour la grossesse ou l’enfant. D’autres options de traitement peuvent être envisagées, notamment lors des moments-clés du suivi de la grossesse :

– La consultation préconceptionnelle 

– L’entretien prénatal obligatoire dès le 4e mois de grossesse

– L‘entretien postnatal précoce entre la 4e et la 8e semaine après l’accouchement.

Dans tous les cas, il convient d’informer les soignants qui s’occupent du nouveau-né, pour mettre en place une surveillance accrue du nouveau-né au cours des premiers jours de vie.

En effet, aux deuxième et troisième trimestres de la grossesse aussi, l’enfant à naître est exposé aux effets indésirables des antidépresseurs pris par sa mère. Les nouveau-nés peuvent présenter des troubles transitoires liés à l’imprégnation en antidépresseur ou au contraire des signes de sevrage. 

On peut trouver des informations utiles sur le site du Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT) ou via un centre de ressources et d’expertise en psychopharmacologie (CREPP). 

Chez les enfants et les adolescents

Selon les études réalisées chez des enfants et des adolescents lors d’épisodes dépressifs, l’efficacité des médicaments antidépresseurs est incertaine, et au mieux modeste.

Leurs effets indésirables sont parfois graves. Ils peuvent provoquer une agitation, ainsi que des comportements agressifs envers les autres ou envers soi-même : suicide, automutilation.

En France, la fluoxétine est le seul antidépresseur à disposer dans son autorisation de mise sur le marché (AMM) d’une indication dans la dépression chez les personnes âgées de moins de 18 ans.

La Haute autorité de santé (HAS) a rappelé en 2017, que « Selon l’avis d’experts et d’après les recommandations nationales et internationales, la prescription de fluoxétine peut être envisagée chez l’adolescent à partir de 12 ans avec un diagnostic bien établi d’épisodes dépressifs « caractérisés », d’intensité modérée à sévère, en seconde intention, après échec d’au moins 8 séances de psychothérapie et avec poursuite de celle-ci tout au long du traitement médicamenteux ». 

Chez les personnes âgées

Les personnes âgées ont souvent des fonctions physiologiques diminuées, notamment rénales. Elles sont aussi plus susceptibles d’être atteintes de plusieurs problèmes de santé et de prendre plusieurs médicaments. Cela les expose à davantage de risques d’interactions entre les médicaments et les rend plus vulnérables à certains effets indésirables : troubles de la vision, difficultés à uriner, troubles de l’équilibre, vertiges, chutes. Ces risques accrus pèsent dans le choix d’utiliser ou pas un antidépresseur, et dans le choix de cet antidépresseur.

Avant de prendre un antidépresseur

Avant de commencer un traitement par un médicament antidépresseur, la personne concernée et le ou la soignante ont intérêt à s’assurer que les conditions sont réunies :

  • absence de certaines situations qui conduiraient à reconsidérer le choix de l’antidépresseur envisagé (ex : problème cardiaque)
  • prise en compte des autres traitements médicamenteux en cours (pour éviter des interactions à risque),
  • accord sur les objectifs et le plan de suivi du traitement
  • information sur les principaux effets indésirables prévisibles, sur les médicaments à éviter
  • les signes qui doivent amener à consulter

La fiche Mémo Médicaments  “Participer activement à mon traitement psychotrope” propose une liste de questions pour favoriser le dialogue autour des médicaments et participer activement aux décisions concernant son traitement.

Vérifier certains critères lors de l’examen médical

Avant de commencer le traitement, il est conseillé de mesurer le poids, la pression artérielle et la fréquence cardiaque, qui pourraient être modifiés par l’antidépresseur.

Taux de sodium

Chez les personnes âgées, il est utile de mesurer le taux de sodium dans le sang (natrémie) avant de commencer un traitement par antidépresseur IRS ou IRSN. En effet, ces médicaments exposent à des baisses de ce taux, ce qui peut provoquer des troubles de la conscience, des nausées et vomissements. De plus, certains autres médicaments tels que les diurétiques, utilisés pour des troubles cardiovasculaires, peuvent aussi abaisser ce taux.

Troubles cardiovasculaires

Chez les personnes ayant des troubles cardiovasculaires, notamment un risque accru de troubles du rythme cardiaque, il est prudent de pratiquer un électrocardiogramme (ECG) pour s’assurer de l’absence de tels troubles avant la prise d’un antidépresseur imipraminique, qui peut augmenter ce risque.

Un ECG est aussi conseillé avant de prendre un antidépresseur qui peut causer une perturbation électrique du cœur (l’allongement de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme). C’est le cas notamment des médicaments suivants : miansérine, mirtazapine, citalopram, escitalopram, duloxétine, milnacipran, venlafaxine et les imipraminiques. Quand cet intervalle dépasse une certaine limite, l’avis d’un cardiologue est préférable.

Glaucome

Les imipraminiques sont à éviter chez les personnes ayant un risque connu de glaucome dit à angle étroit, en raison d’un risque de glaucome aigu.

Prudence avec les IRS et IRSN qui peuvent augmenter la pression oculaire chez les personnes à risque de glaucome dit à angle ouvert, soit parce qu’ils ont une hypertonie oculaire connue ou des antécédents familiaux de ce type de glaucome.

Hypertrophie de la prostate

Prudence avec les imipraminiques chez les personnes qui ont une hypertrophie prostatique, en raison du risque de rétention d’urine.

Grossesse

Une grossesse en cours ou un projet de grossesse conduit parfois à modifier le choix de l’antidépresseur, voire si c’est possible à reporter le traitement après la grossesse. (voir paragraphe ci-dessus).

Faire le point des traitements médicamenteux en cours

Certains médicaments peuvent causer ou aggraver une dépression. Ce qui conduit à envisager leur remplacement, voire leur arrêt, quand on commence un traitement par antidépresseur. C’est le cas notamment :

  • des antiépileptiques,
  • des neuroleptiques (antipsychotiques ou autres),
  • des dérivés de la cortisone, les rétinoïdes utilisés dans l’acné.

D’autres médicaments entrent en interaction avec les antidépresseurs, par exemple ceux qui exposent à des troubles du rythme cardiaque, à des baisses de sodium dans le sang, à des somnolences, à des syndromes sérotoninergiques, à des troubles atropiniques (Voir Lexique en fin d’article).

Il n’est pas possible de les citer tous ici. Les associations de médicaments sont à examiner au cas par cas.

S’accorder sur les objectifs et le plan de suivi du traitement

L‘effet bénéfique sur les symptômes dépressifs ne se fait pas ressentir avant plusieurs jours, voire quelques semaines. Il est important de prendre le traitement tous les jours et de ne pas l’arrêter brusquement, pour éviter des symptômes de sevrage.

Une nouvelle consultation médicale est à programmer d’emblée dans les 2 premières semaines de traitement, voire dans la première semaine, si des idées suicidaires sont présentes. L’objectif est de faire le point, de réévaluer un éventuel risque de suicide et de rechercher d’éventuels obstacles à la prise du médicament, en particulier la survenue d’effets indésirables.

Ensuite, la fréquence des rendez-vous est à adapter, en général toutes les 2 à 6 semaines jusqu’à disparition des symptômes de dépression, puis éventuellement de manière plus espacée.

Après 2 à 4 semaines de traitement, une première évaluation de l’effet du traitement peut être faite. Pour cela, il est possible de s’aider d’un questionnaire pour la dépression (PHQ-9), ou d’un questionnaire pour l’anxiété (GAD-7) (bien que celui-ci a été créé pour la détection d’une anxiété généralisée et non pour le suivi). 

 

En général, il est conseillé de prendre le traitement antidépresseur pendant 4 à 9 mois après la disparition des symptômes. Voire pendant au moins 1 an quand le risque de récidive paraît élevé, c’est-à-dire : 

  • si d’autres troubles psychiques sont associés à la dépression,
  • si la personne a déjà connu plusieurs épisodes dépressifs,
  • si au cours d’un traitement antidépresseur antérieur des symptômes persistaient.

Être informé des principaux effets indésirables et des précautions à prendre

Les antidépresseurs n’ont pas tous les mêmes particularités en termes d’effets indésirables. Chaque groupe d’antidépresseurs, et certains antidépresseurs, ont des effets indésirables spécifiques. Ces effets sont également variables d’une personne à l’autre.

  • Certains effets indésirables fréquents en début de traitement s’estompent généralement après quelques semaines : troubles digestifs, maux de tête, insomnies et anxiété (avec les IRS ou IRSN) ; effet sédatif ou somnolence (avec les imipraminiques).
  • D’autres effets durent, tels que constipation ou bouche sèche, mais peuvent parfois être soulagés par des mesures simples, médicamenteuses ou non.
  • D’autres justifient une diminution de dose, voire un changement d’antidépresseur.
  • Certains effets peuvent être graves, mais ils sont plus rares.

Dans cette partie sont présentés les effets indésirables :

  • les plus fréquents,
  • ou qui justifient une vigilance particulière
  • ou des mesures de précaution,
  • ou encore qui peuvent nécessiter des modifications du traitement.

Les effets indésirables à surveiller par les professionnels de santé

Repérer la survenue de certains effets indésirables nécessite un examen médical, voire des examens complémentaires :

  • mesure de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque sous imipraminiques et IRSN, pour chercher une hypertension artérielle, une hypotension en position debout, surtout chez les personnes âgées, ou une tachycardie ;
  • dosage du sodium dans le sang (natrémie), sous IRS et IRSN, en raison d’un risque de baisse de sodium (hyponatrémie), surtout chez les personnes âgées et sous médicaments diurétiques, en général après 1 mois de traitement  ;
  • nouvel ECG, utile au cours des premières semaines de traitement par imipraminique, miansérine, mirtazapine, citalopram, escitalopram, duloxétine, milnacipran, venlafaxine, pour chercher l’apparition d’une perturbation électrique du cœur, qui peuvent justifier une réduction de la dose de médicament, voire son arrêt.

Mesures à prendre en cas d’effets indésirables

Pensées suicidaires

L’apparition ou l’aggravation d’idées suicidaires en début de traitement, quel que soit l’antidépresseur, nécessite de consulter rapidement. À défaut, en France, des soignants spécifiquement formés à estimer le risque de suicide sont joignables en permanence, par toute personne, via le numéro gratuit 3114.

Exaltation, euphorie excessive

L’apparition d’une exaltation de l’humeur avec euphorie excessive, excitation, réduction du besoin de sommeil : il peut s’agir d’un changement d’humeur brusque, appelé “virage maniaque”, signe d’un trouble bipolaire possible. Ceci doit conduire à consulter rapidement pour l’arrêt du traitement antidépresseur et à prendre l’avis d’un psychiatre pour reconsidérer le diagnostic et le traitement.

Agressivité et comportements violents

Certaines substances comme l’alcool ou d’autres psychotropes (amphétaminiques, méthylphénidate, etc.) augmentent ce risque. L’apparition d’un tel comportement doit conduire à consulter pour l’arrêt de l’antidépresseur.

Lorsque l’on prend un antidépresseur il est important d’en informer ses proches de confiance, afin de les inviter à rester attentifs à ces changements de comportement.

Anxiété

Les IRS et IRSN peuvent provoquer une anxiété, des insomnies, en début de traitement. Commencer le médicament antidépresseur à faible dose peut réduire les effets indésirables survenant en début de traitement.

Un anxiolytique (benzodiazépine) à faible dose pendant quelques semaines peut aider en cas d’anxiété intense. Cette aide est à mettre en balance avec les effets indésirables des benzodiazépines : somnolence, chutes, dépendance.

Somnolence

Les antidépresseurs ont généralement des effets sédatifs, en particulier les imipraminiques, la miansérine et la mirtazapine. Ils peuvent provoquer une somnolence, avec des risques de chute, en particulier chez les personnes âgées, et d’accident lors de la conduite de véhicules ou l’utilisation de machines.

Il est important de limiter au strict nécessaire les associations avec d’autres médicaments sédatifs : autres psychotropes, opioïdes (dérivés de la morphine), etc. Sans oublier l’alcool et le cannabis.

Étourdissements, vertiges

Les antidépresseurs imipraminiques, la miansérine, la mirtazapine, le citalopram, l’escitalopram, la duloxétine, le milnacipran et la venlafaxine peuvent causer une perturbation électrique du cœur, l’allongement de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme. Ces manifestations sont à signaler à un professionnel de santé car elles peuvent être le signe d’un trouble du rythme cardiaque.

Syndrome sérotoninergique

La plupart des antidépresseurs peuvent entraîner un ensemble d’effets dit syndrome sérotoninergique, car liés au neurotransmetteur sérotonine. Les IMAO, qui ne sont pas des antidépresseurs de première ligne, sont les psychotropes qui exposent le plus au risque de syndrome sérotoninergique.

Consulter rapidement en cas de signes tels que : confusion, agitation, tremblements, spasmes musculaires, palpitations, sueurs, nausées diarrhées.

En effet, ce syndrome rare est parfois grave voire mortel : quand il est sévère, il nécessite une hospitalisation en urgence. Il est le plus souvent provoqué par l’association de deux ou plusieurs médicaments ou substances ayant un effet sérotoninergique. C’est le cas par exemple si on associe un antidépresseur avec du tramadol (un antalgique opioïde), du dextrométhorphane (un antitussif), ou de la cocaïne.

Pour éviter ce risque, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel de santé avant de prendre tout autre médicament ou complément alimentaire ou phytothérapie, qu’on ait eu ou non l’habitude de le prendre auparavant, et signaler à tout professionnel de santé consulté qu’on prend un antidépresseur.

Troubles sexuels

Les effets indésirables sexuels sont fréquents, chez les femmes comme chez les hommes, plus souvent avec les IRS et les IRSN : troubles de l’érection, diminution du désir sexuel, incapacité à atteindre l’orgasme. Ces effets persistent parfois après l’arrêt du traitement.

À l’inverse, la miansérine et la mirtazapine sont, rarement, à l’origine de désinhibitions sexuelles et d’augmentations de la libido.

Diminuer la dose d’antidépresseur ou changer pour un antidépresseur d’un autre groupe sont des options à envisager.

Bouche sèche

Les antidépresseurs imipraminiques provoquent des effets dits atropiniques (semblables à ceux d’une substance appelée atropine) : bouche sèche, parfois vision floue voire crise de glaucome, constipation, difficulté à uriner, etc. Parfois, surtout chez les personnes âgées, ces effets peuvent aboutir à une confusion mentale, une désorientation.

L’association à d’autres médicaments ayant des effets atropiniques augmente ce risque, en particulier les neuroleptiques et les antihistaminiques H1 utilisés dans les allergies, des médicaments de l’incontinence urinaire, ou certains médicaments de la bronchite chronique.

Consulter pour envisager :

  • de diminuer la dose de l’antidépresseur,
  • ou de le remplacer par un antidépresseur d’un autre groupe qui ne cause pas ces effets indésirables,
  • ou encore de modifier les autres médicaments ayant des effets atropiniques.

Variations de poids

Certains IRS, notamment la paroxétine, les imipraminiques, la mirtazapine sont les antidépresseurs le plus souvent à l’origine de prises de poids. La pratique d’une activité physique, quand elle est possible, est bénéfique. L’activité physique aide à réduire le risque de prise de poids, et a un effet positif sur les symptômes de dépression.

Risque élevé de saignement

Les personnes qui ont un risque accru de saignement, parce qu’elles prennent un anticoagulant ou un antiagrégant plaquettaire (aspirine par exemple) pour une maladie cardiovasculaire, ou qui prennent fréquemment des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (ibuprofène par exemple) ont intérêt à savoir que les IRS et les IRSN augmentent ce risque.

Précautions alimentaires sous IMAO

Les antidépresseurs IMAO exposent à des crises graves d’hypertension artérielle par accumulation de noradrénaline et de tyramine. Cela oblige à exclure de l’alimentation de nombreux produits riches en tyramine, tels que les aliments fermentés et des boissons alcoolisées. Ces risques rendent ce traitement trop contraignant pour le banaliser .

Changer d’antidépresseur

Un changement d’antidépresseur se justifie :

  • en cas de manque d’efficacité ou d’efficacité insuffisante au regard des bénéfices attendus du traitement,
  • en cas d’effets indésirables, qui durent, même après avoir ajusté les doses,
  • de l’introduction d’un médicament pour un autre problème de santé, qui serait cause d’une interaction à risque d’effet nocif.

Pour passer d’un antidépresseur à un autre, un temps sans traitement est préférable, y compris entre deux médicaments du même groupe.

Un délai insuffisant entre deux antidépresseurs expose à une interaction médicamenteuse, du fait de la persistance dans l’organisme du premier médicament pendant un temps qui dépend de sa demi-vie d’élimination plasmatique (voir Lexique à la fin de l’article), particulière à chaque antidépresseur.

Par exemple, la fluoxétine persiste longtemps dans l’organisme. Pour commencer un IMAO, le délai est au moins d’une semaine après arrêt d’un antidépresseur d’un autre groupe, mais souvent davantage : 2 semaines après paroxétine, sertraline, venlafaxine, 5 semaines après la fluoxétine, 3 semaines après l’imipramine et la clomipramine.

À l’inverse, après un IMAO le délai est de 2 semaines avant de commencer un autre antidépresseur (sauf avec un IMAO dit non réversible, le moclobémide, pour lequel un tel délai ne semble pas nécessaire).

Dans tous les cas, soignant et soigné ont intérêt à vérifier les modalités de passage de tel médicament à tel autre, notamment dans les résumés des caractéristiques des produits sur la Base de données publique des médicaments ou dans des guides spécialisés.

Diminuer et arrêter un médicament antidépresseur

Afin de réussir à diminuer ou arrêter un médicament antidépresseur, certaines précautions sont essentielles.
 

Comment réduire le risque de symptômes de sevrage ?

Les symptômes de sevrage sont des troubles physiques et psychiques consécutifs à la privation d’un médicament auquel l’organisme s’est habitué.

Tous les antidépresseurs exposent à des symptômes de sevrage lors de la diminution des doses ou de leur arrêt. D’où l’importance de planifier une diminution des doses progressive, voire très progressive, afin de réduire au maximum le risque de symptômes de sevrage.

Il est préférable de ne pas arrêter plusieurs psychotropes en même temps, et d’éviter de remplacer l’antidépresseur par un autre psychotrope.

Il est fréquent de ressentir des symptômes de sevrage quand la diminution des doses est trop rapide (en moins de 4 semaines), d’autant plus quand le traitement a été long, les doses élevées et que les antidépresseurs étaient à demi-vie d’élimination courte (voir lexique).

Des symptômes de sevrage variés et différents d’une personne à l’autre

Lors de la diminution ou de l’arrêt de l’antidépresseur, certaines personnes décrivent des réactions légères et de courte durée, qui ne contrarient pas l’arrêt du traitement.

À l’inverse, les réactions sont décrites comme intenses par environ la moitié des personnes qui en ont souffert. Les symptômes de sevrage peuvent durer quelques semaines, plus rarement quelques mois.

Il peut s’agir de troubles peu spécifiques tels que :

  • des maux de tête
  • une fatigue
  • des sueurs
  • des nausées
  • des douleurs abdominales
  • des tremblements
  • des palpitations
  • une perte d’appétit

Parfois de sensations diverses telles que des vertiges, des picotements, des sensations de brûlures, de courant électrique, de l’agitation, des acouphènes (bourdonnement ou sifflement, non provoqués par un son extérieur).

Les symptômes de sevrage peuvent aussi se manifester sous forme de troubles psychiques :

  • des troubles du sommeil
  • de l’anxiété
  • de l’impulsivité
  • de l’agressivité
  • de la morosité
  • voire des idées suicidaires 

Ces symptômes peuvent, à tort, être considérés comme le signe d’une rechute des troubles dépressifs ou anxieux pour lesquels on prend un antidépresseur. Comment faire la différence entre rechute et sevrage ?

Les symptômes de sevrage n’annoncent pas une rechute

Quand on a été habitué à prendre depuis longtemps un antidépresseur, il est fréquent de craindre une rechute de ses troubles dépressifs ou anxieux si des symptômes de sevrage apparaissent.

Quelques critères peuvent rassurer sur ce point : si des symptômes surviennent rapidement à la diminution des doses ou à l’arrêt de l’antidépresseur, il est très probable qu’il s’agisse de symptômes de sevrage. Et dans ce cas, ils diminuent en quelques jours, si l’on remonte les doses ou si l’on reprend le médicament arrêté.

Alors qu’une rechute apparaît plus tard, souvent au moins 2 à 3 semaines après l’arrêt du médicament. Et l’amélioration des symptômes prend plus de temps quand on reprend un traitement, qu’en cas de sevrage.

Extrait JOURNAL D’ACTUS EN MATIÈRE DE DÉPRESCRIPTION MÉDICAMENTEUSE, OMEDIT Grand-Est, Septembre 2024

Un accompagnement tout au long de l’arrêt est préférable

Certaines personnes parviennent à arrêter seules, lorsqu’elle sont bien averties des symptômes temporaires auxquels elles sont confrontées.

Mais en général, mieux vaut être accompagné et pouvoir compter sur l’aide des soignants et de son entourage pour organiser l’arrêt du traitement. Cela permet de résoudre d’éventuelles difficultés au fur et à mesure, d’ajuster le rythme du sevrage en tenant compte de l’évolution des symptômes et de mettre en œuvre des alternatives aux médicaments.

Les consultations de soutien durant cette période permettent aussi de veiller à d’éventuelles interactions avec d’autres traitements médicamenteux, par exemple ceux de l’hypertension ou de l’épilepsie, car la diminution des doses de l’antidépresseur peut modifier les effets d’autres médicaments.

Modalités pratiques de l’arrêt

Une réduction très progressive

La durée et le rythme de réduction des doses nécessaires pour arrêter l’antidépresseur dépendent de chaque personne. Pour les spécialistes de ce domaine, une période d’au moins 8 semaines, voire de plusieurs mois pour certaines personnes, permet de réduire les effets du sevrage.

Il est en général préconisé de diminuer la dose quotidienne d’antidépresseur par paliers de 10 % de la dose initiale (voire de seulement 5 %), toutes les 1 à 4 semaines voire plus. Ce rythme de diminution est à adapter en fonction des symptômes ressentis, et en allant vers des doses très faibles avant l’arrêt total. Quand tout se passe comme prévu, sans symptômes de sevrage trop gênants, la diminution de la dose peut être la même à chaque étape.

Il est par contre déconseillé de prendre le médicament un jour sur deux.

Des ajustements réguliers

En cas de symptômes trop gênants lors d’une réduction de dose, il est possible de revenir de façon temporaire à la dose précédente qui n’entraînait pas de troubles, puis d’ajuster le rythme de la baisse, avec des paliers plus longs.

Dans les dernières étapes de décroissance de la dose, si des symptômes de sevrage se manifestent, il est préférable d’adopter une méthode de diminution encore plus progressive de la dose, et non plus identique à chaque étape. Par exemple, si la dose initiale était de 100, puis réduite de 10 à chaque étape, une fois arrivé à 10, la diminution peut se faire 1 par 1 et non 10 par 10. Cette réduction est dite “hyperbolique” et non linéaire : réduction rapide au début, lente ensuite.

Divers organismes proposent des protocoles de déprescription. Par exemple, le Centre belge d’information pharmacothérapeutique (CBIP)), un organisme indépendant d’information, met à disposition des Schémas d’arrêt progressif des antidépresseurs, spécifiques pour chaque antidépresseur et pour chaque situation.

Ou encore L’Observatoire du médicament (OMEDIT) Grand Est, qui propose des fiches pratiques. Voir l’illustration ci-dessous, exemple de déprescription hyperbolique pour la paroxetine.

Quand la réduction progressive est compliquée

Selon les médicaments antidépresseurs, et leurs dosages disponibles, il n’est pas toujours possible d’appliquer des réductions aussi progressives, même s’il existe des coupe-comprimés qui s’achètent en pharmacie.

Dans ce cas il est parfois possible de remplacer un antidépresseur par un autre plus pratique, par exemple une forme buvable, ou une forme comprimés faciles à dissoudre afin de calculer des doses sur mesure.

Une option à envisager est de substituer l’antidépresseur par la fluoxétine, un antidépresseur dont les caractéristiques facilitent un arrêt progressif. Ensuite, on peut diminuer progressivement les doses jusqu’à l’arrêt.

En France, Il est aussi possible pour les médecins de prescrire une préparation magistrale de l’antidépresseur. Une préparation magistrale est réalisée pour un patient déterminé et selon une prescription médicale, quand la spécialité commerciale n’est pas disponible ou pas adaptée. Elle est préparée par une pharmacie d’officine ou une pharmacie hospitalière.

Dans ce cas, le médecin ajoute sur l’ordonnance la mention « Prescription à but thérapeutique en l’absence de spécialités équivalentes disponibles ».

Actuellement cette prescription se heurte souvent à un refus de remboursement par l’Assurance Maladie.

Aux Pays-Bas, il est possible d’obtenir des doses progressivement réduites d’antidépresseur, conditionnées dans un rouleau ou une bande de sachets quotidiens, pratiques à utiliser (appelée “tapering strip”).

Dans de rares cas, l’arrêt total est si difficile à obtenir qu’il peut être justifié d’y renoncer – au moins temporairement – et de continuer à prendre la dose la plus minime possible, qui permet de réduire les risques liés au médicament.

Lexique

  • Dénomination commune internationale (DCI) des médicaments

Les médicaments sont cités sous leur dénomination commune (DCI) et non sous leur nom de marque. La DCI permet d’identifier à coup sûr le médicament, dans tous les pays, et d’éviter des confusions dommageables, telles que la prise du même médicament sous plusieurs noms de marque, avec un risque de surdose.

  • Demi-vie d’élimination d’un médicament

La demi-vie d’élimination plasmatique d’un médicament est le temps nécessaire pour que la concentration de la substance dans le sang diminue de moitié. Ce paramètre est mentionné dans le résumé des caractéristiques du médicament (qu’on trouve dans la base de données publique sur le médicament https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/). Les médicaments sont éliminés à 97 % après 5 demi-vies d’élimination plasmatique et à 99 % après 7 demi-vies. Par exemple, la demi-vie d’élimination plasmatique de la paroxétine est d’environ 24 heures, ce qui signifie qu’elle est éliminée de l’organisme en 7 jours. 

  • Syndrome atropinique

Il est lié soit à une intoxication par des plantes (telle la belladone, qui contient de l’atropine, d’où le terme syndrome atropinique) ou des produits industriels, soit à des médicaments. L’atropine s’oppose au système nerveux parasympathique. Les effets atropiniques se manifestent sur de nombreux organes et fonctions et sont classés en effets périphériques (dilatation des pupilles, sécheresse de la bouche, difficulté à uriner) et centraux (confusion, agitation, irritabilité).

Les médicaments atropiniques sont nombreux et souvent d’utilisation courante (des neuroleptiques, des antihistaminiques, les imipraminiques, etc.).

Leurs effets indésirables s’additionnent et augmentent la gravité des troubles.

Certaines personnes sont plus à risque de troubles graves : personnes âgées ; personnes ayant des troubles du transit intestinal, un angle iridocornéen étroit, un reflux gastro-œsophagien, une prédisposition à la rétention d’urine telle qu’une hypertrophie bénigne de la prostate, ou des troubles cardiovasculaires.

  • Syndrome sérotoninergique

Sa cause est médicamenteuse. La liste des médicaments impliqués est longue. Il s’agit le plus souvent de psychotropes, notamment des antidépresseurs et des opioïdes (ex : tramadol).

Il est constitué par un ensemble de troubles d’apparition simultanée ou successive, psychiques (agitation, confusion, hypomanie, voire coma), végétatifs (hypotension ou hypertension artérielle, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs abondantes), moteurs (myoclonies, tremblements, exagération des réflexes, rigidité, hyperactivité), digestifs (diarrhées).

Cet article sur les antidépresseurs a été réalisé en s’appuyant sur une recherche documentaire centrée sur les synthèses méthodiques publiées depuis 2017, les consensus et les guides de pratique clinique et le suivi de l’évaluation des antidépresseurs et de la pharmacovigilance réalisé par la rédaction de Prescrire.

Les sites suivants ont aussi été interrogés : AHRQ, ANSM, CBIP, EMA, HAS, KCE, NICE, upToDate. Ainsi que les ouvrages de référence Martindale: The Complete Drug Reference et Goodman & Gilman’s The Pharmacological Basis of Therapeutics 14e éd. McGrawHill 2023.

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  • National collaborating centre for mental health “Antenatal and postnatal mental health. The NICE guideline on clinical management and service guidance. Updated edition” avril 2018 : 923 pages.
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RESSOURCES