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Allo Docteurs : 40% des dépressifs ne sont pas pris en charge, selon la HAS

le 17 novembre 2017

Selon la Haute Autorité de Santé, le traitement repose trop souvent uniquement sur les antidépresseurs. Les explications du Dr Cédric Grouchka, membre du collège de la HAS. 

Une personne sur cinq souffre dans sa vie d'un épisode dépressif. Les médecins généralistes sont en première ligne pour détecter les patients atteints de cette maladie. La Haute Autorité de Santé (HAS) publie de nouvelles recommandations pour les aider à améliorer la prise en charge de la dépression. Les explications du Dr Cédric Grouchka, membre du collège de la HAS.

Dr C. Grouchka : "40% des dépressifs ne sont pas pris en charge : soit les diagnostics sont portés à tort, soit ils ne sont pas diagnostiqués. Nos recommandations sont des outils concrets que les généralistes ont élaborés avec nous. Ce sont des arbres décisionnels, des tableaux décisionnels… Ce sont des outils extrêmement simples pour qu’ils puissent comprendre qu’il faut rechercher un certain nombre de symptômes pour caractériser une dépression : l’humeur dépressive, les problèmes de concentration, d’appétit, les troubles du sommeil, des idées suicidaires ou pessimistes,  une perte d’estime de soi, d’intérêt, d’énergie… A partir de ça, il faut extraire des éléments pour caractériser la dépression. Il faut que ces éléments soient présents tous les jours, plus de deux semaines et avec une intensité suffisante pour avoir un impact dans le quotidien. Surtout, les généralistes doivent évaluer le degré de la dépression, car en fonction de cela, les traitements seront différents." 

Dr C. Grouchka : "Les personnes âgées car le risque suicidaire est très important et que le diagnostic est compliqué. On a aussi les femmes enceintes avec le risque de confondre le baby blues avec une vraie dépression."

Source Allo Docteurs