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Allô Docteurs : Quels liens entre exclusion sociale et troubles psychotiques ?

le 11 décembre 2017

Selon une vaste étude, les taux de troubles psychotiques sont plus élevés dans les quartiers économiquement défavorisés.

Après avoir analysé les statistiques médicales de 2.774 adultes souffrant de symptômes psychotiques, issus de dix-sept zones urbains (situées en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et au Brésil), des chercheurs ont déterminé que la fréquence moyenne des psychoses dans ces zones était de 21,4 pour 100.000 personnes par an.

Les troubles psychotiques renvoient une altération majeure du fonctionnement du cerveau, associée à une modification des pensées, des croyances ou des perceptions (hallucinations).

En 2015, on dénombrait en France
409.400 personnes prises en charge pour troubles psychotiques.

Mais cette moyenne dissimule des variations très importantes. Le taux annuel de troubles psychotiques n’est que de 6 pour 100.000 par habitants dans une région rurale près de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), contre plus de 45 pour 100.000 dans des quartiers déshérités de Paris et du sud-est de Londres – soit près de huit fois plus.

Rôle de l'environnement dans le développement des maladies psychotiques

Quand bien même certaines données relatives à l'Espagne et à l'Italie pourraient être sous-estimées du fait du mode de collecte des données, ces résultats tendent à conforter l’idée selon laquelle la pauvreté et l'exclusion sociale peuvent fortement contribuer au développement de ces troubles.

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