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Huffington Post : Carrie Fisher était une pionnière et une championne de la cause des maladies mentales

le 3 janvier 2017

[Huffington Post] L'actrice, décédée ce mardi 27 décembre à l'âge de 60 ans des suites d'une crise cardiaque, s'était à plusieurs reprises exprimée sur les maladies mentales ― un sujet quasiment inconnu d'Hollywood à l'époque où elle a commencé à en parler publiquement.

Elle avait témoigné avec une grande honnêteté de ses difficultés et de ses succès dans la bataille contre l'addiction et les troubles bipolaires, affichant une attitude extrêmement offensive lorsqu'il s'agissait de débattre des problèmes de santé mentale.

Alors que nous pleurons sa disparition, nous souhaitons aussi saluer la posture publique avant-gardiste, en matière de santé mentale, de celle qui, la première, incarna la Princesse Leia. Pour mémoire, voici quelques occasions où Carrie Fisher s'est élevée contre cette marque d'infamie : "J'ai un déséquilibre chimique qui, dans sa forme la plus extrême, me conduit à l'hôpital psychiatrique... J'ai une malade mentale. J'arrive à le dire. Je n'en ai pas honte. J'ai survécu à ça, et je continue à y survire."

La fois où elle a eu une réplique formidable après avoir été traitée de "tête d'affiche" du trouble bipolaire.

"Eh bien, j'espère effectivement faire l'objet du cahier central de Psychology Today ... Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il y a un bipolaire dans chacune des émissions que je regarde! Ca rentre dans le langage courant à la manière du 'Que la force soit avec toi'. Mais c'est moi qui définit cette tendance, plutôt que de la laisser me définir."

Lorsqu'elle a émis le conseil très pertinent de continuer à réaliser ses rêves malgré la maladie mentale.

"Continuez à avoir peur, mais faites-le quand même. L'important, c'est l'action. Pas besoin d'attendre d'avoir confiance en vous. Lancez-vous, et la confiance suivra."

La fois où elle s'est confiée sur les sensations réelles qu'engendrent les épisodes maniaco-dépressifs.

"C'est impossible à arrêter. C'est très douloureux. C'est brutal. Vous savez, c'est dur... les os vous brûlent... quand vous ne passez pas votre temps à parler pour essayer de couvrir tout ça."

Lorsqu'elle a exposé la seule véritable méthode pour gérer les problèmes de santé mentale.

"La seule leçon à retenir pour moi, ou pour quiconque, c'est qu'il faut se faire aider. Ce n'est pas une maladie en bonne et due forme. Ca ne s'en va pas."

Et enfin, quand elle a fermé le clapet des moqueurs en évoquant la force qu'il faut pour surmonter les problèmes de santé mentale.

"Par moments, être bipolaire représente un défi dévorant, qui exige une grande endurance et encore plus de courage, donc si vous vivez avec cette maladie et que vous parvenez à fonctionner un tant soit peu normalement, c'est quelque chose dont vous devez être fier, et pas avoir honte."

"Un des trucs qui me laissent perplexe (et il y en a quelques uns) c'est de voir la stigmatisation persistante en lien avec les maladies mentales, en particulier les troubles bipolaires. A mon sens, vivre avec une psychose maniaco-dépressive exige un sacré cran... Par moments, être bipolaire représente un défi dévorant, qui exige une grande endurance et encore plus de courage, donc si vous vivez avec cette maladie et que vous parvenez à fonctionner un tant soit peu normalement, c'est quelque chose dont vous devez être fier, et pas avoir honte."

Source Huffington Post