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Infirmiers.com : Le développement psychique, ces périodes qui déterminent la personnalité

le 3 mars 2017

[Infirmiers.com] Le développement psychique débute dès la plus tendre enfance et détermine la vie adulte. Propre au vécu et à l'histoire de chacun, il suit néanmoins un processus qu'il convient de connaître pour mieux comprendre les tenants et aboutissants.

Le développement psychique

Le développement psychique normal peut s’appréhender sous la forme de plusieurs stades se succédant les uns aux autres, marqués par des prévalences, des problématiques spécifiques. Ces périodes sont au nombre de six : orale, anale, phallique, œdipienne, période de latence, adolescence. Ces différents stades s’organisent en formant des strates successives.

Des points de fixation peuvent se former dessus, déterminant d’éventuelles régressions.

La fixation constitue un arrêt d’une partie de la personnalité, favorisant un mode de fonctionnement lié au stade en question. La régression apparaît, bien sûr, dans un contexte pathologique, mais également dans un fonctionnement adapté ; elle est, jusqu’à un certain point, structurante et tout à fait utile au mécanisme de défense du Moi. La notion de pulsion, inhérente à la vie psychique, est capitale ; la pulsion est une force, un élan venant des confins du corps et du psychisme. Elle se caractérise par :

Freud proposa deux théories sur cette notion. La première oppose les pulsions sexuelles aux pulsions d’autoconservation (impliquant les concepts d’étayage et de pulsions partielles). La deuxième opposant les pulsions de vie (Eros) et les pulsions de mort (Thanatos). Les pulsions de vie étant alimentées par les pulsions sexuelles (la libido) et par les instincts vitaux de conservation, liés à notre nature animale. Par la suite, la satisfaction de désirs moins essentiels vient grossir le réservoir pulsionnel ; la frontière entre nécessite vitale et recherche du plaisir devenant plus ou moins floue.

Par ailleurs, la notion d’organisateur vient compléter celle des stades. Ce concept illustre le fait que la personnalité s’organise en conservant des acquis, quelques soient les régressions ultérieures. Dans cette optique, on peut noter trois organisateurs de la petite enfance :

Le développement affectif normal est donc formé d’une succession de prévalences pouvant être abordées de deux manières différentes : du point de vue du développement psycho-sexuel ou par le biais de la relation d’objet (voir « les stades de l’enfance »).

Points de vue topique, économique et dynamique

Ces points de vue forment une approche métapsychologique recouvrant les différents aspects théoriques de la psychanalyse. Ce modèle psychodynamique du fonctionnement de la personnalité est le plus pertinent, même si ce fonctionnement peut être décrit à l’aide des modèles comportementaux ou cognitifs. L’appareil psychique peut donc s’appréhender grâce à trois outils complémentaires : le point de vue topique, le point de vue économique et le point de vue dynamique.

Le point de vue topique

Il considère le psychisme comme un assemblage de plusieurs instances, reliées entre elles, en recherchent perpétuelle d’équilibre. Nous sommes dans une métaphorisation spatiale.

La première topique proposée par Freud différencie trois instances :

Le conscient, lié au système perceptif, reçoit les informations extérieures, perçoit le plaisir et la souffrance mais n’en garde pas la trace.

La deuxième topique distingue également trois instances :

  1. Le Çà (régi par le principe de plaisir) contient le réservoir pulsionnel formés d’éléments inconscients innés ou acquis (conscients puis refoulés). La pensée fonctionne selon un processus primaire d’énergie libre (voir plus loin, les mécanismes de défense).
  2. Le Moi (régi par le principe de réalité) est le pôle  fonctionnel et défensif de la personnalité. Il assure le rôle, difficile, de médiateur entre les pulsions du Çà, les contraintes du monde extérieur et les exigences du Surmoi. Le Moi s’exerce à une synthèse selon un processus secondaire où l’énergie est liée.
  3. Le Surmoi est « l’héritier du complexe d’Oedipe », suite à une identification aux images parentales et une adhésion aux principes éducatifs. Régi par le principe de constance, il assure le rôle de conscience morale attachée à la culpabilité.

Il apprécie également la distance entre le Moi et l’Idéal du Moi, où se joue le sentiment de honte ou d’infériorité. L’Idéal du Moi étant le modèle auquel le sujet cherche à se conformer, par identification aux parents idéalisés.

Source Infirmiers.com