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Le Figaro : L’alcool, un problème de santé publique minimisé

le 19 mars 2018

Après la récente polémique sur les dangers du vin, les spécialistes regrettent un manque d’information sur les risques liés à la consommation d’alcool.

« Le vin est un alcool comme un autre. » En prononçant cette évidence, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a lancé une bombe incendiaire sur la place publique. Immédiatement, plusieurs membres du gouvernement et non des moindres sont montés au créneau pour défendre le vin: un patrimoine culturel, une tradition, une identité nationale. Le président de la République lui-même, au Salon de l’agriculture, a souligné que le véritable fléau n’était pas le vin, mais le « binge-drinking » des jeunes qui se saoulent avec des alcools forts ou de la bière.

Cette levée de boucliers a aussitôt provoqué les contre-feux des professionnels de la santé qui, dans une tribune dans Le  Figaro  , ont rappelé que « du point de vue du foie, le vin, c’est bien de l’alcool ». Car que l’on boive un demi de bière (25 cl) à 5°, un verre de vin (10 cl) à 12° ou un verre de whisky (3 cl) à 40°, la quantité d’éthanol ingurgitée est la même. Et, en termes de toxicité, c’est bien l’éthanol le responsable, et non pas le breuvage dans lequel on le trouve! Or le vin représente 58 % de la consommation d’alcool en France, comme le rappelait la Cour des comptes en 2016. «Et les jeunes aussi consomment du vin», précise le professeur Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie.

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