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Le Figaro : L'équithérapie, une pratique en pleine expansion

le 26 mai 2016

[Le Figaro] En France, près de 30.000 personnes ont en 2015 suivi ces thérapies qui placent le cheval au centre du soin, mais doivent être menées avec un thérapeute spécialisé.

Enfants autistes, dyspraxiques, adolescents schizophrènes ou encore anciens prisonniers ou militaires revenant du front sont autant de personnes en souffrance psychique qui ont suivi une équithérapie en 2015. Près de 30.000 personnes au total, dans environ 400 centres équestres en France. Des chiffres surprenants au regard de la confidentialité de cette technique.

Confidentielle, oui, mais elle gagne grandement en crédibilité depuis une dizaine d'années grâce à des formations reconnues dans le milieu, des travaux de recherche ou encore des colloques permettant d'améliorer les pratiques. Et, de fait, les demandes de patients explosent avec des listes d'attente qui s'allongent. Certains doivent patienter jusqu'à un ou deux ans, en particulier aux abords des grandes villes - Paris, Lyon ou encore Bordeaux.

«On sort du contexte médical»

Il faut dire que l'équithérapie propose une approche différente des techniques de soins classiques en faisant intervenir un cheval ou un poney. «C'est la tendance actuelle, le public veut sortir du cadre rigoureux de la médecine et de la passivité des soins, estime Nicolas Emond, équithérapeute et directeur général de l'Institut de formation en équithérapie (IFEq). Je suis psychologue et c'est parfois difficile pour les patients d'échanger avec un professionnel de santé en huis clos, trop intimidant. La motivation est décuplée avec l'animal car on sort du contexte médical.»

Car c'est bien de soins dont il est question. L'équithérapie s'adresse à des personnes présentant des troubles psychiques allant du véritable handicap aux simples difficultés sociales. «Nous recevons des enfants autistes, d'autres avec retard mental, présentant des dyspraxies, des phobies scolaires, des troubles de la concentration, des problèmes de confiance en soi mais aussi des personnes souffrant de psychoses, de schizophrénie, de dépression, d'un syndrome de stress post-traumatique ou encore en phase de réinsertion », détaille Karine Martin, équithérapeute et gérante de la Société française d'équithérapie (SFE).

Source Le Figaro