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Matin France : Stress post-traumatique, une urgence sanitaire

le 22 mai 2018

Une victime d’attentat incapable de franchir le seuil de sa porte pour retrouver le grand air. Un migrant hanté par les flash-back lui rappelant les exactions de son pays. Une adolescente s’automutilant, seule dans sa chambre, après des abus sexuels répétés. Rien de commun a priori entre eux trois, mis à part une insondable douleur.Tous pourtant souffrent du même trouble anxieux : l’état de stress post-­traumatique. « ESPT », dans le jargon médical.

Trois symptômes le caractérisent : ceux qui en souffrent sont colonisés par des pensées récurrentes (souvenirs intrusifs, cauchemars), évitent tout ce qui pourrait leur rappeler le traumatisme et présentent des signes de tension constante.La prise en charge du psychotraumatismeConnue depuis des décennies, cette pathologie a longtemps été sous-diagnostiquée.

Et, aujourd’hui encore, quand on parle « stress post-traumatique », on pense davantage aux GI de retour du Vietnam… qu’aux enfants battus. À tort. De nombreuses enquêtes de victimologie attestent de l’ampleur du phénomène et du profil varié des victimes.

Si la prévalence de l’ESPT reste difficile à établir – tant les populations examinées diffèrent, tout comme les critères retenus –, on estime qu’environ 5 % de la population a présenté, au cours de sa vie, un état de stress post-traumatique.

Ayant pris conscience de l’urgence sanitaire entourant cette pathologie, les pouvoirs publics promettent l’ouverture, d’ici à 2019, de dix unités dédiées à la prise en charge du psychotraumatisme Il y a urgence, en effet. Souffrir de l’ESPT, c’est présenter un risque accru de dépression, mais aussi d’addiction...

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