Vous êtes dans : Accueil > Actualités > À lire, à voir, à écouter > Pourquoi docteur : Le risque familial pèserait sur 3 générations dans la dépression

Pourquoi docteur : Le risque familial pèserait sur 3 générations dans la dépression

le 1 septembre 2016

[Pourquoi docteur] Avoir des parents et des grands-parents dépressifs triple le risque d'en souffrir soi-même selon une étude américaine.

Les aïeux pèsent lourd sur leur descendance. L’effet familial de la dépression se prolonge sur trois générations, d’après une étude parue dans le JAMA Pyschiatry . Ceux dont les parents et grands-parents ont souffert de cette maladie mentale sont plus à risque de la développer eux-mêmes. Ils sont aussi plus exposés aux abus de substances.

Risque doublé

Ces travaux, menés par l’université de Columbia (New-York, Etats-Unis), se sont concentrés sur 251 personnes de 18 ans en moyenne dont les parents et les grands-parents étaient encore en vie. L’équipe a rencontré ces familles à de multiples reprises afin de les interroger sur leur santé mentale.

L’impact d’une parenté dépressive a déjà été mis en évidence. Ces travaux le confirment : être l’enfant d’une personne souffrant de dépression majeure double le risque d’en présenter une soi-même. Le risque de dépendre d’une substance psychoactive est pour sa part triplé. Les troubles du comportement sont aussi plus présents.

Repérer tôt

Les effets sur trois générations sont en revanche évoqués pour la première fois. Lorsque les deux parents et les grands-parents ont été diagnostiqués dépressifs par le passé, le risque pour la descendance est triplé.
Les chercheurs reconnaissent plusieurs limites à ce constat : un petit échantillon a été sollicité pour les obtenir. La méthode de l’étude rend aussi difficile une conclusion pour des populations plus larges.

Source Pourquoi docteur