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Prescrire : Médicaments, des effets indésirables parfois à très long terme

le 4 juillet 2016

[Prescrire] Patients et soignants doivent prendre conscience que des médicaments sont susceptibles d'avoir des effets à long terme, voire à très long terme.

Au fil des décennies, il est apparu que le diéthylstilbestrol, alias DES, provoque des cancers à l'âge adulte chez les "filles DES" exposées in utero. De plus en plus, il apparaît que des enfants de ces "filles DES" subissent, eux aussi, des effets nocifs de ce médicament pris seulement quelques semaines ou quelques mois par leur grand-mère.

S'agit-il d'une exception ? Ou, au contraire, beaucoup de médicaments sont-ils, comme le DES, nocifs très longtemps après leur prise, et sur plusieurs générations ? En 2016, on ne le sait pas.

Le doute est fondé, étant donné la quasi-absence d'études à long terme, et la lenteur de l'émergence des connaissances. Comme on l'a vu aussi avec la lente prise en compte du risque d'autisme lié à l'exposition in utero à l'acide valproïque (Dépakine° ou autre)

Comment réagir face à ces risques inconnus ? Les enseignants peuvent aider les étudiants soignants à prendre conscience que la puissance des médicaments ne se jauge pas qu'en termes d'efficacité, mais qu'elle est aussi source d'effets nocifs, mal connus. Les autorités de santé peuvent stimuler fortement la recherche publique en pharmacovigilance, et fournir plus vite aux patients et aux soignants un état des connaissances équilibré, mis à jour.

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Source Prescrire