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Santé Log : Dépression et stress prénatal, pas forcément mauvais pour le bébé

le 26 mai 2016

[Santé Log] Le stress, lorsqu’il n’est pas trop aigu ni chronique, peut favoriser le développement d’une résistance de l’organisme. C’est également vrai chez le bébé in utero, révèle cette étude de l’Université de Bâle. Ainsi, le stress maternel et la dépression pendant la grossesse pourraient activer certains mécanismes de protection chez les bébés.

Comment ? En entraînant un certain nombre de modifications épigénétiques, parfois favorables… Des conclusions à lire dans la revue Social Cognitive and Affective Neuroscience, qui pourront rassurer les mères ayant traversé une grossesse difficile.

Ces psychologues de l'Université de Bâle en collaboration avec des collègues internationaux observent ici que l'augmentation des concentrations d’hormones de stress chez la mère et les symptômes dépressifs pendant la grossesse peuvent s’accompagner de changements épigénétiques chez l'enfant : l’étude a été menée chez 100 mères et leurs bébés pendant et après la grossesse. Les chercheurs ont recueilli le sang du cordon ombilical de 39 nouveau-nés et évalué les niveaux de cortisol, l'hormone du stress dans les échantillons de salive des mères. Enfin, les chercheurs ont évalué les événements stressants de la vie et la santé mentale des mères par questionnaires. Parmi les conséquences du stress et de la dépression maternels, des effets sur le gène du récepteur de l'ocytocine, une hormone impliquée dans l’attachement, le comportement social et l’adaptation au stress.

Source Santé Log