Vous êtes dans : Accueil > Actualités > À lire, à voir, à écouter > Sciences et Avenir : Les abus d'alcool pourraient multiplier le risque de démence par 3

Sciences et Avenir : Les abus d'alcool pourraient multiplier le risque de démence par 3

le 23 février 2018

Le risque de développer une démence est multiplié par 3 en cas de consommation excessive d'alcool, en faisant le plus important facteur de risque devant le tabac ou l'hypertension, montre une nouvelle étude française.

La consommation d’alcool dite "nocive" ou "à problème" est définie comme un mode de consommation dommageable à la santé physique ou mentale. L’OMS la définit comme une consommation moyenne régulière de plus de 40 g d’alcool par jour pour les femmes et de plus de 60 g pour les hommes.

Une consommation importante et régulière d'alcool est associée à un triplement du risque de démences, en particulier les démences précoces, selon une étude publiée dans The Lancet Public Health  mercredi 20 février 2018 et basée sur des données des hôpitaux français. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 47 millions de personnes environ sont atteintes de démences dans le monde, dont 60 à 70% souffrant de la maladie d'Alzheimer. On parle de démence précoce avant 65 ans.

Du bénéfice au risque

Dans le cas d'une consommation légère à modérée (jusqu'à 3 verres standard pour les hommes et 2 verres pour les femmes), la plupart des études précédentes concluaient sur des relations bénéfiques avec la santé cognitive, même si elle semblait être associée à des lésions cérébrales structurales à des niveaux modérés de consommation d'alcool, indiquent les auteurs de l'étude. Dans le cas de consommation abusive d'alcool, définie par l'OMS et l'Agence Européenne des Médicaments comme au moins 60g d'alcool pur par jour pour les hommes (6 verres) et au moins 40g pour les femmes (4 verres), la plupart des recherches ont montré un effet négatif sur la santé cognitive et un risque accru de démence, mais les méthodologies utilisées empêchaient une conclusion définitive à ce sujet, d'après les auteurs. Les personnes alcooliques refusent en effet, dans la plupart des cas, de participer à des cohortes de recherche médicale.

57% des cas de démences précoces directement attribuables à l'alcool

Lire la suite sur Sciences et Avenir