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Slate : Les descendants de personnes exposées très jeunes à la guerre sont davantage sujets à des troubles psychologiques

le 11 décembre 2017

Les conflits vécus durant l'enfance ont des conséquences sur plusieurs générations.

La guerre marque profondément les personnes qui la vivent, c'est une évidence. Y être exposé lorsque l'on est enfant laisse des traces jusque dans l'âge adulte. Et selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), les descendants de ces enfants qui ont vécu la guerre seraient eux aussi plus propices à développer des troubles psychologiques.

Cette étude s'intéressent plus particulièrement aux Finnois séparés de leurs familles après la Seconde guerre mondiale, souvent placés dans des familles d'accueil en Suisse, parfois pendant plusieurs années. Selon les observations des trois chercheurs, les femmes qui ont vécu cette situation difficile ont été, une fois adultes, davantage sujettes à des troubles psychologiques: elles ont été hospitalisées pour des «troubles de l'humeur»  bien plus souvent que leurs pairs restés en Finlande.

Mais ce qui paraît plus étonnant est que, même une fois rentrées chez elles, elles semblent avoir transmis ces désordres psychologiques à leurs propres filles; ces dernières ont elles aussi fait au moins deux fois plus de séjours à l'hôpital pour des raisons psychologiques que leurs cousins dont les mères n'avaient pas été évacuées enfants. Des études plus anciennes avaient déjà montré les conséquences intergénérationnelles de l'Holocauste ou encore de la famine au Danemark de 1944 et 1945, rappelle le Los Angeles Times.

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