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The Conversation : À l’origine des violences obstétricales, l’inquiétante étrangeté du corps des mères ?

le 14 octobre 2019

"Que s’est-il passé le jour de votre accouchement ?". "Il ne s’est pourtant rien passé de très grave […] J’ai simplement cru que j’étais morte" me répond une patiente, en sanglots, une expression de terreur inscrite sur ses traits cinq années après l’événement.

Son récit révèle progressivement, entre autres, l’épuisement de trente heures de travail, le stress du contact « dur » avec la dernière sage-femme, des actes médicaux pratiqués par surprise, le manque cruel d’accompagnement et de soutien, et enfin une suture très douloureuse, « interminable », passée « les jambes écartées face à deux inconnus qui ne m’ont ni parlé ni regardée tout ce temps ».

Psychologue en maternité et en cabinet, mon parcours clinique m’a conduite, il y a dix ans, à engager une recherche doctorale  alimentée par une perplexité profonde devant la redondance des violences relatées par les femmes rencontrées dans ces différents cadres. Un phénomène d’une ampleur sans précédent mit en avant dans un rapport  du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes de 2018, mais qui demeure difficile à chiffrer .

L’un de mes résultats de recherche montre que ces violences sont le fait d’une pulsion bien spécifique : une soif inassouvie de contrôle sur le corps procréateur des femmes.

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