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The Conversation : Quand les transports en commun usent la santé

le 11 avril 2018

La nécessité de lutter contre la pollution et ses effets sur les dérèglements climatiques et la santé publique est établie. Dans cette perspective, il est tout à fait logique de chercher à réduire la circulation automobile en ville. Mais tout changement de société peut avoir des effets indésirables. Plus encore quand il s’agit d’un chantier aussi énorme que de remplacer des modes de déplacement individuel – comme la voiture – par des transports en commun. Une telle mutation peut se traduire par des effets néfastes sur la santé des personnes concernées, si ceux-ci ne sont pas anticipés.

Les habitants des grandes métropoles, et singulièrement en région parisienne, travaillent de plus en plus loin de leur domicile. Les trois quarts des Franciliens exercent leur profession hors de leur commune d’habitation, selon l’Insee . La distance domicile-travail médiane était de 23 km en 2013. Si on y ajoute les déplacements non professionnels, le temps de transport moyen est de 92 minutes par jour en région parisienne. Autre particularité, l’utilisation des transports en commun y est déjà beaucoup plus forte qu’ailleurs : 44 % des navettes domicile-travail, contre moins de 17 % au plan national.

L’utilisation des transports en commun est promue aujourd’hui par les tenants de la cause écologique, qui mettent en avant un impact positif sur l’environnement et donc sur la santé publique. Les bénéfices sont effectivement certains par rapport aux déplacements automobiles en ce qui concerne les émissions toxiques, pour les pathologies respiratoires notamment. Ce changement améliore l’état de santé et réduit la mortalité des personnes les plus vulnérables, comme les enfants jeunes, les personnes âgées ou toutes celles souffrant de maladies pulmonaires et allergiques.

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