Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Comment agir > Action : Une plateforme logement et santé mentale à Plaine Commune

Action : Une plateforme logement et santé mentale à Plaine Commune

le 22 janvier 2018

Le bailleur social Plaine Commune Habitat, l’établissement public de santé Ville Evrard et l’association Vivre autrement ont participé ensemble à la construction d’une plateforme Logement et santé mentale, qui facilite la prise en charge des locataires de l’office public d’habitat en situation de troubles psychiques. Un travail d’accompagnement où chacun a son rôle, qui permet de répondre aux situations d’urgence mais s’inscrit aussi dans la durée.

Le secteur de la santé mentale est propice aux utopies et aux expérimentations. Mais qu’un bailleur social lance une initiative en lien avec les pathologies psychiques est tout à fait inédit ! Cela fait pourtant deux ans déjà que Plaine Commune Habitat, l’office public du logement de l’agglomération éponyme du sud de la Seine-Saint-Denis, met en œuvre la plateforme « Logement et santé mentale », avec plusieurs partenaires locaux, dont l’établissement public de santé (EPS) Ville Evrard et l’association Vivre autrement.

Contraints d’expulser

L’objectif du programme est double : maintenir dans leur logement les locataires souffrant de troubles psychiques et mettre à disposition des patients du secteur un petit parc immobilier. « Notre implication a démarré en 2014, quand nous avons décidé d’intégrer l’Atelier Santé ville de Saint-Denis. Il y avait déjà en son sein un groupe de travail animé par le conseil local de santé mentale (CLSM) sur le thème ‘‘Logement et santé mentale’’. Le groupe fonctionnait avec l’EPS Ville Evrard, le centre communal d’action sociale (CCAS), l’agence régionale de santé (ARS) et des associations d’usagers. En tant que bailleur, nous avons lancé un pavé dans la mare : il y a de plus en plus de problèmes d’ordre psychique parmi nos locataires, mais personne ne nous propose de solution ; et en cas de récidive, nous sommes contraints d’expulser les personnes qui mettent en péril la sécurité de l’ensemble des résidents, ce que nous voulons éviter. Notre constat a libéré la parole au sein du groupe de travail », rappelle Tania Berki, responsable de la plateforme.

Lire la suite sur La Gazette Santé Social