Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Comment agir > Article : Ils veulent détecter les maladies mentales sur les réseaux sociaux

Article : Ils veulent détecter les maladies mentales sur les réseaux sociaux

le 29 juin 2016

[Rue89] Une équipe de chercheurs veut rendre l’ordinateur capable de saisir l’émotion ressentie par l’auteur d’un message sur les réseaux sociaux. Le but : discerner des symptômes d’une maladie mentale, comme la dépression ou l’anorexie.

Le téléphone sonne : "Allô, c’est votre médecin. D’après vos dernières actions sur Internet, vous êtes déprimé."

Une scène réaliste dans un futur proche ? On reçoit depuis longtemps des publicités ciblées en fonction de nos déambulations sur Internet. Depuis quelque temps, Facebook nous offre quelques choix de « réactions » en lieu et place du bon vieux like.

Une équipe de chercheurs de l’université d’Ottawa va plus loin : elle travaille en ce moment à élaborer des algorithmes d’apprentissage automatique issus de l’intelligence artificielle, afin qu’un ordinateur soit capable de saisir l’émotion ressentie par l’auteur d’un message sur les réseaux sociaux.

Le but : discerner des symptômes d’une maladie mentale, comme la dépression ou l’anorexie. Diana Inkpen, professeure d’informatique et chercheure principale de ce projet, précise :

"Bien sûr, la machine ne peut pas vraiment comprendre exactement l’humain. On parle plutôt de “pseudo-compréhension”, qui nous donne un taux d’exactitude de 80 à 90 %."

Filtres anti-ironie

Pour ce faire, le travail de préparation est important. Il faut définir des mots-clés :

"Les données sont étiquetées par des psychologues et des psychiatres. Ensuite, le travail d’exploration de données (data mining) consiste à déterminer comment utiliser les données pour appliquer les algorithmes."

Les émoticônes sont également un puissant indicateur. Mais comme le langage naturel (celui que nous parlons, par opposition à celui des machines) n’est pas qu’une suite de mots, le modèle créé devra être capable de saisir un contexte ou, plus prosaïquement, une négation.

Source Rue89