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Article : La colère de Bouclette à propos des « barjos et des schizos »

le 1 juillet 2018

Elle est en colère, Bouclette, et elle l’écrit haut et fort sur son blog, après la lecture d’un titre de presse sur les « barjos, les schizos et les autres ». Sourcils froncés et bouche tordue, son double dessiné appelle au respect des barjos et des schizos. Le dessin et l’écriture permettent à Bouclette, qui souffre de schizophrénie, de prendre la parole publiquement : une bouffée d’air pour des malades trop souvent contraints au silence par le regard des autres sur leur pathologie, par leur indifférence ou leur peur. Notre colère, nos émotions, déplore l’une de ces malades, ne sont pas reçues comme des réactions à prendre au sérieux mais comme des symptômes de notre mal.

Où l’on comprend que certaines facilités de langage dont les journalistes ne sont pas toujours conscients (or leurs mots portent loin et « normalisent » leur usage) peuvent blesser. Combien de fois l’« autisme » est-il ainsi convoqué pour décrire une attitude d’enfermement, d’entêtement, de non-écoute qui n’a rien à voir avec la maladie, mais est perçue comme fortement négative. De même le terme de schizophrénie, galvaudé, décrit tout comportement apparemment peu rationnel. Et l’on se souvient de la funeste expression « sida mental » brandie, dans une violente diatribe, par un éditorialiste pourfendant la jeunesse, dans les années 1980 !

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