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Formation : Faire des études malgré la maladie, c'est possible !

le 12 décembre 2016

[RTBF] Quelle place pour les étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur ? Une journée d’études, qui prend appui sur l’expérience de l’ULg depuis 20 ans, se tient à Liège ce 2 décembre.

A l'Université de Liège, le service d'accueil des étudiants en situation de handicap fête ses 20 ans. Ce service d'aide, obligatoire dans l'enseignement supérieur depuis 2014, concerne des situations de plus en plus variées.

Au-delà des étudiants victimes d'un handicap physique proprement dit, les demandes d'accompagnement concernent de plus en plus de pathologies diverses comme le cancer, la sclérose en plaques, les problèmes psychiques, les troubles du sommeil ou la dyslexie.

Nous avons d'abord rencontré Anaïs, étudiante de 19 ans qui a pu étaler sa première année de HEC sur deux ans. A l'université, aujourd’hui, Anaïs se sent une étudiante comme les autres. "L’année passée, ce n’était pas le cas car je devais porter un masque pour me protéger et les personnes se demandaient ce qu’il se passait. C’était difficile d’être une étudiante comme les autres, surtout que je n’avais vraiment pas beaucoup de cheveux "

Anaïs souffre d'une leucémie. "Même si ma santé s’est nettement améliorée et que je suis en rémission maintenant, la fatigue est toujours présente et il est difficile de remonter le cap ".

Un certain nombre d'aides personnalisées sont mises en place. "Nous avons droit à un preneur de notes qui va en cours à notre place si on est fatigués ou si on doit s’absenter pour des soins. On a également droit à des cours particuliers par des anciens étudiants " ajoute-t-elle

Pour Pierre-Yves, étudiant en 2e année d'HEC, c’est à une dermato-myosite chronique juvénile qu’il doit faire face. "Il s’agit de problèmes musculaire, de peau et des calcifications dans les différents tissus surtout aux genoux et aux pieds ".

Depuis son enfance, Pierre-Yves a été opéré une quinzaine de fois, dont deux fois l'années dernière. "Quand les boules de calcaire sont trop importantes, on les extraits chirurgicalement" explique-t-il.

A ses séjours à l'hôpital, s'ajoute au quotidien la fatigue et donc des problèmes de concentration due à sa maladie musculaire. Pierre-Yves a droit à un accompagnement personnalisé. "J’ai également des problèmes d’estomac donc je peux interrompre mon cours ou mon examen pour aller aux toilettes. Et quand je rate les cours, j’ai quelqu’un qui peut prendre note pour moi et me réexpliquer plus tard ".

Un accompagnement au cas par cas

Ces mesures d’accompagnement varient selon la situation d'handicap des étudiants. "Ça peut être un soutien psychologique tout au long des études, mettre à disposition un local de repos ou encore modifier une date d’examen parce qu’une session de chimiothérapie tombe à ce moment-là " explique Florence Elleboudt, psychologue qui accompagne ces étudiants en situation de handicap.

Elle constate qu'ils souffrent de plus en plus de pathologies diverses. "Par exemple une maladie de Crohn, des troubles du sommeil important, de la sclérose en plaque. On s’occupe également d’étudiants avec des troubles psychiques, mentaux ou de dyslexie ".

Source RTBF