Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Comment agir > Inspirez-vous : Six communes travaillent ensemble pour rompre l’isolement des malades psychiques

Inspirez-vous : Six communes travaillent ensemble pour rompre l’isolement des malades psychiques

le 19 octobre 2016

[La Voix du Nord]  Depuis 1977, les élus de 6 communes de la banlieue de Lille travaillent main dans la main pour changer le regard et la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychosociaux. « Pendant longtemps, ces malades étaient cachés. Alain Rabary, l’ancien maire de Ronchin, a voulu changer cette approche. Il a réuni les élus du secteur autour d’une table pour trouver un moyen de les faire sortir de l’asile et de leur offrir une vie plus confortable   », raconte Raghnia Chabane, conseillère municipale à Mons-en-Barœul et présidente de l’Association intercommunale de santé, santé mentale et citoyenneté (AISSMC) depuis 2014.

Depuis 1977, les élus des communes de Mons-en-Barœul, Faches-Thumesnil, Lezennes, Ronchin, Lille-Hellemmes, et Lesquin travaillent main dans la main pour changer le regard et la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychosociaux. «  Pendant longtemps, ces malades étaient cachés. 

L’action de cette association composée d’élus, de cadres de santé, de psychiatres, de groupes d’entraide mutuelle (Ch’ti Bonheur et Amitié Partage) et de la Fédération nationale des patients en psychiatrie (FNAPSY) s’articule autour d’un principe : la lutte contre les discriminations dans l’accès aux soins. «  La santé fait partie des choses qui font la citoyenneté. Les questions de santé ne font pas partie des prérogatives d’une mairie. Mais moi j’estime que cela fait partie des déterminants sur lesquels il faut qu’on travaille . »

À travers son pôle habitat, l’AISSMC gère une vingtaine de logements associatifs sous-loués à des personnes sortant d’établissements de santé mentale. « L’idée, c’est de maintenir les liens sociaux et de développer leur bien-être dans la communauté, de les réintégrer dans la cité, tout en prenant en compte leurs difficultés  », explique Laurent Defromont, psychiatre. Ces usagers, placés sous curatelle renforcée, vivent seuls ou en collocation.

Le deuxième pôle de AISSMC, c’est la culture. «  Nous disposons d’un fonds d’art contemporain (voir ci-dessous) grâce auquel nous organisons des travaux sur la notion de différence. L’art est clairement un vecteur de discussion de santé mentale.  »

Enfin, grâce au pôle prévention, Raghnia Chabane et ses collaborateurs espèrent changer l’approche du grand public sur les questions de santé et de santé mentale, afin que les malades ne soient jamais assimilés à des citoyens de seconde zone.

Source La Voix du Nord