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Outils : Événements climatiques extrêmes et santé mentale

le 10 novembre 2017

Même si les événements climatiques extrêmes (ÉCE) surviennent depuis des siècles, leur fréquence et leur amplitude sont appelées à s’accroître avec les changements climatiques. D’ailleurs, l’actualité de 2017 a été ponctuée de tels événements : inondations du printemps à Montréal et ailleurs au Québec, ouragans Harvey, Irma et Maria qui ont ravagé le sud des États-Unis et les Antilles, feux de forêt en Colombie-Britannique, en Californie et en Europe.

Les ÉCE constituent des sources de stress importantes mettant à l’épreuve les capacités d’adaptation des personnes touchées. Lors d’un sinistre, il est fréquent d’observer une désorganisation de la vie quotidienne, des états de stress aigu, des sentiments de vulnérabilité, de la détresse psychologique et de l’épuisement . Ces impacts des ÉCE sont notamment associés aux déplacements et délocalisations, à la réorganisation des habitudes de vie, aux pertes matérielles et humaines, aux incertitudes, aux craintes de récidives et à la dégradation de l’environnement. Pour certaines personnes, ces impacts mèneront, à plus long terme, à des conditions pathologiques comme des troubles de l’adaptation, deuils pathologiques, états de stress post-traumatique, troubles anxieux, dépressions, abus de substances et suicides. Présentement, les mesures pour faire face aux dimensions psychologiques liées aux ÉCE se concentrent sur le court terme. Il est donc urgent de trouver aussi des solutions d’adaptation concrètes, réfléchies, concertées et durables pour limiter les impacts négatifs à long terme.

La gestion des urgences est souvent modélisée de façon séquentielle en phases correspondant à :

Toutefois, si les phases de préparation et d’intervention où interviennent les équipes d’urgence sont réputées efficaces au Canada pour répondre aux besoins immédiats des populations touchées, cette appréciation semble plus mitigée lors des phases de prévention et de rétablissement. Or, ces moments commencent dans les semaines ou les mois qui suivent l’exposition à l’ÉCE et concordent avec le retrait des équipes d’urgence. Les soins et services disponibles pour les personnes touchées relèvent alors du niveau local, tant institutionnel et que communautaire.

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Source Blog Qualaxia