Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Comment agir > Théâtre : La Méningite des poireaux

Théâtre : La Méningite des poireaux

le 18 janvier 2017

La Méningite des poireaux  Ou folies en musique de la donquichottesque existence de François Tosquelles, psychiatre est un spectacle de Frédéric Naud et Jeanne Videau. Interprété par un conteur et une comédienne accordéoniste, il retrace le parcours d’un personnage hors du commun : le docteur François Tosquelles, qui, durant la guerre, a fait souffler un joyeux vent de liberté sur la psychiatrie, dans le cadre de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban-sur-Limagnole.

L'histoire

 

"Nous allons vous conter les très véridiques aventures du fameux et vaillant hidalgo : Francesc Tosquelles, qui avait l’oeil joyeux, la moustache broussailleuse et le verbe rigolard et tranchant. Nous allons vous chanter l’histoire de ce trop peu connu Professeur Psychiste, Docteur Déconniâtre, Chevalier Don Psyquichotte, qui, au coeur d’une Europe pourrie par la folie des hommes, reconnut aux fous, leur humaine et nécessaire existence et par là révolutionna la psychiatrie".

 

 

Ils sont deux sur scène pour lire des bouts de vie avec une veste trop grande pour elle. A moins que ce soit pour raconter cette fabuleuse aventure psychiatrique avec une veste trop étriquée pour lui. Tous deux narrent « les très véridiques aventures du docteur Francesc Tosquelles », avec un nœud catalan. Tous deux lisent un décor de feuilles de journaux, « il y en a marre de toute cette neige et de la méchanceté du monde ». Tous deux plient les mots des malades qui planent « pour l’Inde mystérieuse » comme des Trait d’union entre les épisodes de ce Chevalier Don Psyquichotte. L’accordéon pleure la guerre d’Espagne et la maladie mentale. L'accordéon arrache aux tripes la rage des Résistances et la guérison de la société entière bénie par la parole des fous. Un récit, des lectures et de la musique catalane avec un peigne en guise de moustache. Ils sont deux pour faire entendre la vie sanchopanchesque de ce psychiatre qui a permis ce journal en guise de médicamental et qui nous offre un regard à l’envers de la folie à l’endroit d’aujourd’hui.

Source La Méningite des poireaux