Vous êtes dans : Accueil > Actualités > E-Santé > Article : Accrocs à Internet, hyperactivité et troubles du comportement augmentés chez les ados à risque

Article : Accrocs à Internet, hyperactivité et troubles du comportement augmentés chez les ados à risque

le 10 mai 2017

[La Dépêche] Tandis qu'Internet et les réseaux sociaux peuvent prévenir la dépression et l'anxiété chez les adolescents, une nouvelle étude américaine indique que chez les jeunes les plus fragiles psychologiquement, pianoter sur leur smartphone ou surfer sur le web peut exacerber les troubles du comportement, les problèmes d'attention et l'incapacité à réguler ses émotions.

Ces nouveaux travaux, publiés dans Child Development, ont cherché à comprendre la relation qui pouvait exister entre le temps passé chaque jour à envoyer des textos, aller sur les réseaux sociaux et internet et les comportements d'ados présentant des risques psychologiques.

Pour les besoins de l'étude, 151 jeunes adolescents, issus de de milieux sociaux défavorisés, âgés de 11 à 15 ans, ont rempli trois fois par jour pendant un mois des questionnaires- via leur smartphone- portant sur leur "consommation numérique". 

En moyenne, ils ont passé 2,3 heures à pianoter ou surfer sur le web, dont plus d'une heure consacrée à l'envoi de SMS, 41 textos en moyenne par jour.

Les chercheurs de la Duke University ont constaté que les jours où les adolescents passaient le plus de temps à ces activités, au-delà de leur utilisation habituelle ou de l'utilisation moyenne chez les jeunes du même âge, ils avaient plus de risques de mentir, de se battre et de présenter d'autres troubles du comportement.

Par exemple, l'utilisation prolongée des écrans a été liée à des difficultés à prêter attention et à des symptômes de déficit de l'attention et hyperactivité (TDAH), souligne l'étude.

18 mois après, les symptômes ont fait l'objet d'une nouvelle évaluation. Les jeunes adolescents qui ont passé le plus de temps connectés ont montré des problèmes de comportement et des difficultés à réguler leurs émotions.

A l'instar de précédents travaux, l'étude montre de manière positive que plus de temps passé à envoyer des sms est associé à moins de symptômes dépressifs et anxieux.

Source La Dépêche