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Article : Et si on parlait de télémédecine en prison ?

le 29 septembre 2017

Créer une université d’été des déserts Numériques et Médicaux concernant la télémédecine au fond de l’Allier avec une quasi inexistante couverture internet était un pari fou, que Guillaume de Durat a su relever avec brio, lors de la première Université des déserts numériques et médicaux, début septembre 2017.

En effet, il fallait oser et surtout pouvoir réunir, Laboratoires pharmaceutiques, startups, institutionnels, représentants des ministères, médecins, représentant de la Santé des Armées ….afin de discourir sur les déserts médicaux et numériques.

Cette première édition n’apportait pas des réponses immédiates, mais a su poser les bonnes questions et mettre en exergue de jolies initiatives et projets.
Lors de ces deux jours, a d’abord était posé le B.A-BA : Qu’est-ce qu’un désert médical ?

De nombreuses questions à explorer

Les avis ont été en effet assez différents, tant bien même que pour quelques professionnels, la France n’a pas de désert médical. Reprenons alors tout simplement la définition de la DRESS de février 2016 « La notion de désert médical est avant tout médiatique et ne repose sur aucune définition précise. La question du rapport entre le nombre de professionnels de santé et la taille de la population d’un territoire donné ne peut pas être abordée uniquement sous l’angle quantitatif.

L’attractivité économique, l’offre de services et de loisirs sont des éléments saillants dans cette problématique, tout comme la structure de la population qui y réside (en termes de revenus, d’âge, de conditions de santé, etc.).  Bref une jolie petite nébuleuse sémantique qui ne règle pas le problème, de ressenti de manque de professionnels de santé sur le territoire. Il faut donc développer des initiatives qui pour certaines ne manquent pas d’intérêt.

Lors de ces deux jours, les sujets de la télémédecine, télé expertise et télé consultation ont été largement abordés ainsi que les objets connectés et applications de santé.
En matière de télémédecine, on peut se demander si Barjavel n’était pas précurseur, son descriptif de communication téléphone/vidéo, semble aujourd’hui d’utilisation courante.
La télémédecine prend une place de plus en plus importante et ses champs d’applications sont assez vastes.

La télémédecine dans le premier désert médical : la prison

Dans l’univers carcéral, extraire un prisonnier pour une consultation hors mur équivaut à un coût de minimum à 300 €, correspondant à la sécurité, au véhicule … Pour pallier ces gouffres financiers, mais surtout pour apporter un peu d’humanité dans les prisons et permettre aux détenus de pouvoir consulter des spécialistes, le centre Hospitalier de Moulins –Yzeure propose des consultations de télémédecine.

Un médecin salarié de l’hôpital se situe dans une unité sanitaire, il est relié à un spécialiste de l’hôpital par téléconsultation. Aucun paiement à l’acte n’a lieu, mais un intérêt financier fort, puisque la prison s’exonère du prix d’une extraction.

Pour les cas d’AVC, l’intérêt de la téléconsultation a toute sa place. Concernant les accidents cérébraux, la temporalité est capitale et tout se joue dans les 4 heures. Au sein des urgences, du centre Hospitalier de Moulins –Yzeure si un AVC est suspecté, une téléconsultation est immédiatement déclenchée avec le CHU de Clermont Ferrand.

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