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Article : La Commission prend le problème des « fake News » à bras le corps

le 22 novembre 2017

L’expansion des réseaux sociaux a révolutionné la manière de s’informer. Aujourd’hui, il est possible de suivre en direct l’évolution minute par minute d’un événement. Applications sur Smartphone, newsletters ou bien publications sur les réseaux sociaux : l’information est omniprésente dans notre quotidien et est relayée toujours plus rapidement et le plus souvent gratuitement.

Pour autant, cette accélération de la prise d’information a un double tranchant avec la diffusion de fake news (en français fausses informations ou faits erronés). La publication de ces fausses informations vise à tromper délibérément le lecteur. Parfois utilisés à des fins politiques, les fake News se sont beaucoup répandues lors des campagnes présidentielles afin de discréditer les adversaires politiques. L’Union européenne fait elle-même l’objet de nombreuses fausses accusations. La Commission européenne a donc décidé de faire campagne contre ces clichés et rumeurs avec « Les décodeurs de l’Europe ».

Les fake news constituent un danger pour la démocratie en déformant la perception de la réalité des citoyens. Une enquête Eurobaromètre du 17 novembre 2016 montrait que les citoyens européens étaient préoccupés par l’indépendance des médias, cette préoccupation allant jusqu’à une certaine méfiance. Alors que Facebook et Google essaient de lutter contre ce phénomène, la Commission européenne a elle aussi décidé de se mettre à l’ouvrage.

En juin 2017, le Parlement européen a demandé à la Commission d’effectuer une analyse approfondie sur la situation des fausses informations, notamment en ce qui concerne le cadre juridique actuel. Le Parlement voulait que la Commission vérifie les possibilités d’intervention législative afin de limiter la publication et la diffusion de fausses informations. En réponse à cette demande, la Commission a bien confirmé (dans son programme de travail 2018) que la lutte contre ces fausses informations était pour elle l’une de ses priorités.

Qu’en est-il aujourd’hui ? La Commission a lancé une consultation publique sur les fausses nouvelles et la désinformation en ligne et créé un groupe d'experts de haut niveau représentant les milieux universitaires, les plateformes en ligne, les médias d'information et les organisations de la société civile.

Le public pourra s'exprimer jusqu'au mois de février

Venez donner votre avis ! Les citoyens, les plateformes des médias sociaux, les organes de presse (organismes de diffusion, médias écrits, agences de presse, médias en ligne et vérificateurs de faits), les chercheurs et les autorités publiques sont tous invités à exprimer leur avis dans le cadre de la consultation publique jusqu'à la mi-février. Cette consultation recueillera les avis sur les mesures que l'Union pourrait adopter pour offrir aux citoyens des moyens efficaces de trouver des informations fiables et vérifiées et de s'adapter aux défis posés par l'ère numérique.

Source Maison de l'Europe de Paris