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Article : Le serious game, applications thérapeutiques en psychiatrie

le 8 avril 2016

[Psy et geek] Les jeux vidéo débordent de leur niche ludique et interviennent dans des secteurs comme la formation, l’information, la publicité ou la psychiatrie. Ces jeux dont le but principal n’est plus le divertissement sont appelés “serious games”. FOVET et al font le point sur leur utilisation en psychiatrie. Un point de vue plus complet peut être trouvé dans la thèse de médecine de l’auteur principal, Serious game et psychiatrie .

La revue s’appuie sur la définition de Alvares et al pour qui un jeu sérieux est “une application information dont l’intention initiale est de combiner (…) des aspects utilitaires  (…) avec des ressorts ludiques” La revue de la littérature s’appuie sur des textes publiés dans des revues anglophones à comité de lecture recensées sur PubMed gace à des termes comme “vidéo mages, mental disorder, psychotherapy”. Seuls les articles traitant exclusivement de l’utilisation des jeux sérieux dans un but thérapeutique ont été sélectionnés.  Au final, 10 articles ont été selectionnés.

Les jeux sérieux explosent dans les années 2000. Il est aujourd’hui estimé qu’en 2020, les applications sérieuses des jeux vidéo constituent un marché global de 5 milliards de dollars. Les applications se développent dans de nombreux domaines dont celui de la santé. FOVET et al. examinent plus spécifiquement l’utilisation des jeux sérieux en psychiatrie.

Les jeux sérieux ont été utilisés dans le cadre de troubles non spécifiques, dans le cadre de troubles de l’humeur (SPARX), des Troubles des Impulsions (Playmancer), des troubles alimentaires, des Troubles du Spectre Autistique (Let’s face it), des Troubles liés à l’alcool (Guardian Angel), et des Troubles du Déficit de l’Attention. Dans tous ces domaines, les études montrent un effet notable et positif de l’utilisation des serious games

Les dix études sélectionnées comptabilisent un total de 313 patients dont la plus grand partie est constitué par le pool de l’étude Playmancer. Ce maigre échantillon donne une idée du travail qui reste à accomplir pour mieux évaluer et valider les utilisations des jeux sérieux. Pour les auteurs de la revue, les jeux sérieux représentent cependant un intérêt potentiel dont le niveau de preuve reste encore faible. Ils recommandent donc logiquement de définir des critères d’évaluation, de favoriser les essais randomisés, de caractériser les interventions devant être utilisées dans les groupes témoin, d’identifier les spécificités de conception des jeux sérieux en fonction des publics visés, de définir des axes de développement pour les jeux sérieux en psychiatrie et de développer le serious gaming et les mods.

Source Psy et geek