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Article : Santé mentale et outils connectés

le 24 février 2017

[Les Échos] Et si les objets connectés devenaient des acteurs essentiels dans le domaine de la santé mentale ? A l'ère du numérique, les habitudes et les (...)

Et si les objets connectés devenaient des acteurs essentiels dans le domaine de la santé mentale ? A l'ère du numérique, les habitudes et les comportements des citoyens se modifient, notamment avec l'apparition d'applications favorisant les actions de partage et, plus globalement, les dynamiques collaboratives. Si de nombreux secteurs (finance, transport, logement, etc.) se sont emparés de cette tendance, celui de la santé, en particulier de la psychiatrie, semble encore y résister, malgré les bénéfices qu'il pourrait en tirer. Il y a pourtant urgence : en France, 20 % de la population est touchée par des troubles mentaux (anxiété, dépression, addiction, etc.). Une situation qui a des répercussions non négligeables sur les finances publiques : sur l'ensemble de l'Union européenne, les dépenses liées aux maladies du cerveau représentent 800 milliards d'euros par an, soit 35 % du total des dépenses de santé. Il est temps que les acteurs de la santé mentale se mobilisent pour exploiter le potentiel de nos smartphones, tablettes et autres. Les objets connectés pourraient notamment être utilisés pour renforcer la surveillance des maladies psychiatriques et permettre au patient de devenir acteur de sa prise en charge. Ils pourraient aussi constituer un outil préventif, en aidant les patients, par exemple, à identifier, via des applications dédiées, les comportements à risque et en proposant des solutions moins néfastes pour leur santé. De plus, le développement de ces outils s'accompagnera inévitablement d'une production élevée de données personnelles de santé, ce qui peut représenter un intérêt majeur pour la recherche médicale, notamment dans les sciences du comportement. Combinée à la mise au point d'algorithmes permettant de prédire les risques, cette révolution du Big Data offrirait aux professionnels impliqués dans la prise en charge de troubles mentaux la possibilité de personnaliser la prévention et les traitements, tout en améliorant le suivi et les services liés aux soins. En résulterait une médecine non plus « post-traumatique » mais préventive, personnalisée, en partie prédictive et également moins coûteuse. Alors... tous à nos téléphones portables ?Source Les Échos