Vous êtes dans : Accueil > Actualités > E-Santé > Article : Toutes les applications sont-elles valables pour traiter les problèmes de santé mentale ?

Article : Toutes les applications sont-elles valables pour traiter les problèmes de santé mentale ?

le 4 mai 2017

[Somapsy] Si nous tapons le mot « dépression » sur le marché d’applications de notre téléphone portable, des dizaines d’apps sur le diagnostic, le soutien, le suivi de comportements, etc. apparaissent. Il existe aussi de nombreuses applications pour combattre l’anxiété, la schizophrénie ou les troubles de stress post-traumatique. Près de 6 % de toutes les applications mobiles de santé sont axées sur les problèmes liés à la santé mentale. 

Les applications de mHealth peuvent faciliter l’accès aux soins à des milliers de personnes. Grâce à l’ubiquité des smartphones, il est possible d’accéder en un seul clic à un thérapeute ou à des informations sur les troubles mentaux. En outre, le Plan d’action pour la santé mentale 2013-2020 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande « la promotion de l’auto prise en charge grâce aux technologies électroniques et mobiles ».

Néanmoins, il existe des divergences sur leur sécurité, leur validité et leur qualité thérapeutique. Bon nombre de ces apps sont analysées par des experts qui évaluent leur adéquation dans le cadre de maladies telles que la psychose, la dépression, l’anxiété ou les dépendances. Des études montrent que certaines apps peuvent contribuer à pronostiquer des changements concernant certains symptômes, tels que la réduction du volume et de la fréquence d’envoi de messages qui pourrait suggérer une aggravation de la dépression de l’utilisateur.

De nombreuses études sur l’efficacité des apps sont des études pilotes et les essais aléatoires utilisent souvent un échantillon limité. Ces études sont souvent dirigées par les développeurs eux-mêmes des applications mobiles et non par des chercheurs indépendants. L’auteur souligne que le soutien et le traitement offerts par ces apps devraient être considérés comme n’importe quelle autre intervention clinique et avec le même respect envers l’utilisateur que nous aurions envers une personne qui se rend dans un centre médical.

En outre, la régulation de ces solutions est assez opaque. Par conséquent, l’article suggère que les apps conçues pour être utilisées dans le domaine clinique devraient être considérées comme telles et régulées par le biais des agences d’évaluation des médicaments et des produits sanitaires de chaque pays. Cependant, l’article présente également des exemples de bonnes pratiques pour attester la validité médicale des applications. Ainsi, aux États-Unis, entre 2013 et 2015, le nombre d’essais d’apps de santé enregistrés dans l’organisme d’État d’essais cliniques a doublé, et le nombre d’essais spécifiques de santé mentale a augmenté de 32 %, selon une étude de l’Institute for Health Informatics de New Jersey.

Source Somapsy