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Article : Trop de haine tue le web

le 9 mars 2016

[Bondy Blog] Le cyberharcèlement et la cyberviolence touche près de 40% des jeunes*. Depuis les attentats de janvier 2015 les messages de haine pullulent, difficile d’agir efficacement et rapidement.

« Trop de haine tue le web », concluait Philippe Coen, fondateur de Respect Zone , lors de la conférence de son label. Dévoilant les résultats de « 24h de haine sur les réseaux sociaux  », l’homme souhaite éveiller les consciences à propos du cyber harcèlement. Son ambition est claire, il veut montrer « comment les rageux s’expriment . » Selon une enquête réalisée avec l’aide de Netino, spécialistes du Web participatif, 27 % des millions de commentaires publiés sur les sites Internet sont rejetés par leurs modérateurs. Les messages comprenant par exemple « bamboula », « goudou » ou encore « hollandouille » sont systématiquement supprimés. Afin de ne pas céder à une haine virtuelle en expansion depuis les attentats de Charlie Hebdo, Respect Zone a réalisé une campagne intitulée « Licornes VS Haters  ». Le concept est simple : dès qu’un internaute écrit « un mot interdit  », ce dernier se transforme en smiley. Niais, mais efficace, le but étant de surprendre le jeune harceleur tout en restant bon enfant.

Si la cyberviolence concerne aussi bien la diffamation que le racisme, l’enquête révèle que l’insulte est la violence la plus pratiquée. Parmi ces violences, le cyber harcèlement à caractère sexiste est le plus répandu. En 2016, plus personne ne s’étonnera d’apprendre que l’insulte la plus utilisée sur les réseaux sociaux est « pute ».

Source Bondy Blog