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Entretien : Des avatars au secours des personnes souffrant de schizophrénie

le 17 novembre 2017

Et si les robots pouvaient aider les schizophrènes ? C’est le pari que s’est lancé le laboratoire Epsylon en développant une méthode innovante alliant la réalité virtuelle et la robotique.

Le laboratoire Epsylon est un institut de recherche interdisciplinaire basé à Montpellier, qui étudie les mécanismes psychologiques et psychosociologiques en jeu dans le renforcement des capacités humaines et l’amélioration des conduites de santé. Stéphane Raffard est co-responsable de l’équipe EVOLVE (Evolution des déterminants psychologiques de la santé et du handicap selon les âges de la vie) et membre du projet Alter ego. Ce projet financé par l’Union Européenne vise à développer une méthode de remédiation innovante en exploitant la réalité virtuelle et la robotique afin d’aider les personnes souffrant de troubles des interactions sociales ; notamment dans le cadre de la schizophrénie.

Comment a débuté pour vous le projet Alter ego ?

Notre équipe a rencontré des chercheurs en sciences du mouvement, des scientifiques qui travaillent sur la coordination motrice interpersonnelle avec la théorie des systèmes. Cette théorie permet de rendre compte des effets bidirectionnels de l’interaction entre deux personnes, notamment du fait que plus nous sommes coordonnés d’un point de vue moteur avec une personne, mieux nous interagissons avec elle. Ces chercheurs ont contacté le laboratoire Epsylon pour un projet commun. Ce qui nous a semblé intéressant, c’est que cet aspect de coordination motrice interpersonnelle n’a jamais été étudié dans la schizophrénie. Or, la littérature fait état pour cette maladie d’un ensemble de troubles moteurs, ainsi que de déficits sévères des interactions sociales. Nous avons donc demandé un financement ANR pour mettre en place une série d’études à ce sujet.

Source Le Cercle Psy