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Article : Une posture parfois « paternaliste » du corps médical fait obstacle à la « décision thérapeutique partagée »

le 3 septembre 2015

[Dépêche APM] La posture « paternaliste » de certains médecins vis-à-vis de leurs patients empêche une « décision thérapeutique partagée », a estimé vendredi la responsable du pôle citoyen de Cancer Campus et du site cancercontribution.fr, Giovanna Marsico. Elle s’exprimait à l’occasion de la cinquième université d’été de la performance en santé, organisée par l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) vendredi et samedi à Tours.

« Je décide pour vous », « je vous garantis que c’est le mieux que je puisse vous proposer »… Cet état d’esprit pourrait résumer, « avec une certaine gradation », le rapport de certains médecins avec leurs patients, a jugé Giovanna Marsico. Forte de son expérience personnelle, cette mère d’un enfant atteint d’une maladie grave a rapporté les obstacles que peuvent rencontrer les patients arrivant dans le système de soins français à la survenue d’une maladie aiguë ou chronique. « Je n’avais pas les codes » de ce système et « j’étais dépendante de la quantité d’informations que le corps médical était disposé [à me donner] », a raconté la représentante des usagers.

Jugeant que ce parcours ne lui était pas « spécifique », elle a identifié quatre principales difficultés auxquelles sont confrontés les patients: l’accès à l’information, l’orientation dans le parcours de soins, notamment la recherche d’un « référent médical » à même d’aiguiller dans le système de soins, le choix d’un établissement et le recours à des « critères qualitatifs » pour guider ce choix, et finalement la prise d’une réelle décision thérapeutique partagée. « La formation des professionnels de santé ne creuse pas la prise en compte de la personne », mais est « trop axée sur la pathologie », a jugé Giovanna Marsico.

Source Cancer Contribution