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Entretien : Psychothérapie, "L’image caricaturale du patient allongé sur un divan est en train de s’effacer"

le 1 décembre 2017

Foisonnement des méthodes, formation et choix des psychothérapeutes, facteur financier… Le Dr Pierre Canouï, président de la Fédération française de psychothérapie et psychanalyse, revient sur les soins psychothérapiques.

LE FIGARO. - La préoccupation financière est souvent le premier critère pour sélectionner un professionnel de la psyché. Qu’en pensez-vous?

Pierre CANOUÏ. - En France, un certain nombre de psychothérapies sont prises en charge par l’assurance-maladie et les mutuelles de santé: ce sont celles dispensées par des médecins (psychiatres ou non) à condition que ces praticiens délivrent au patient une feuille de soins électronique ou papier. Les soins psychothérapiques sont gratuits dans le cadre des CMP (centres médico-psychologiques) pour les personnes domiciliées dans le secteur. Les soins psychiques des enfants et adolescents sont financés par l’assurance-maladie dans les centres médico-psychopédagogiques. Enfin pour les étudiants, les bureaux d’aide psychologique universitaire (Bapu) sont des centres de consultation et de psychothérapie gratuits.

Mais nous sommes sous le coup de différentes idées qui sont parfois devenues des dogmes. D’abord, l’idée que pour être efficace, une psychothérapie doit être payée par le patient-client. Or, cela n’a jamais été prouvé. Autre idée reçue, typiquement hexagonale: l’évidence de la «gratuité» des soins. En tant que président de la FF2P, je ne peux que vouloir un libre accès aux psychothérapies à ceux qui, même les plus démunis, en ont besoin. Or, les nouvelles données sur ces soins psychiques efficaces nous montrent que parfois, quelques séances peuvent suffire. Et que, dans tous les cas on peut parler de cette question d’argent avec le psy, et négocier le tarif.

L’autre difficulté est le foisonnement de méthodes. Comment s’y retrouver?

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