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Post de Blog : Caméra aux tripes - Festival Arts Convergences 2018

le 8 janvier 2019

Au Forum des Images le mercredi 5 décembre 2018 au soir, s’est tenue la remise des prix du festival Vidéo Arts Convergences sur le thème « Il faut bien vivre avec une maladie psychique ! ».

 Le festival est soutenu par la fondation Falret, le Psycom et la Mairie de Paris, il a été créé à l’initiative de l’association Arts Convergences qui soutient que les malades psychiques ont des capacités créatrices non altérées par la maladie et qui lutte contre la stigmatisation des malades.

Le festival vise à proposer à toute personne intéressée par les questions liées à la maladie psychique ou personne malade psychique de candidater avec un film en format court sur la maladie, si bien qu’on ne distingue plus qui est malade ou qui est simplement réalisateur. Les personnes malades peuvent avoir autant de talent que des réalisateurs lambda et les films sont ici recherchés pour leur qualités artistiques et non didactiques. Avant la diffusion des films primés des images tournent en boucle, des phrases sont diffusées sur l’intérêt que peut revêtir le délire imaginatif, sur « les jolies énergies parfois incontrôlables » qui peuvent habiter les patients, loin des clichés habituels sur la dangerosité des malades. L’intérêt pour l’art des malades psychiques n’est pas neuf.  Les productions artistiques des malades psychiques ont commencé à être analysées par le docteur Paul Meunier (1873-1957), dit Marcel Réja au début du XXe siècle dans un livre intitulé L’Art chez les Fous  (1907) où il relie le fou, le génie, l’enfant et le sauvage « Tous deux se ressemblent par le mépris où ils tiennent la réalité. Ils ne cherchent pas à évoquer les formes mêmes, mais seulement leur idée . » Puis Hans Prinzhorn en 1922 publie Bildnerei der Geisterkranken   (traduit en français sous le titre « Expressions de la folie » où il s’intéresse aux qualités plastique de l’œuvre des fous pour émettre un diagnostic. Le climat de l’après-guerre avec la défiance que suscite la culture occidentale responsable du carnage de 14-18 et sa raison est propice à l’intérêt porté à l’art des fous ainsi les expressionnistes allemands en sont de vifs demandeurs. 

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