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Post de blog : Ce que la discrimination fait aux jeunes des minorités sexuelles et de genre

le 2 mars 2020

Les jeunes gays, les jeunes lesbiennes, bisexuel.le.s, pansexuel.le.s ou trans* font l'expérience de davantage de souffrances psychiques, en raison de la stigmatisation associée à leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. 

Si les jeunes des minorités sexuelles et de genre souffrent, ce n’est pas parce qu’iels sont gays, lesbiennes, bisexuel.le.s, pansexuel.le.s, trans*… mais à cause des discriminations homophobes et transphobes. Comment agir contre ces discriminations ? Joséphine Gut, stagiaire à l'association suisse romande Stop Suicide et étudiante en Master en Etudes genre, propose quelques pistes de réflexion.

 

"J’ai pris un temps considérable à me débarrasser complètement de l’idée que mon orientation sexuelle était une épée de Damoclès, une promesse d’une vie émotionnelle et relationnelle nécessairement douloureuse et torturée. Je sais que je ne suis pas la seule. Il est temps que l’introduction aux grands questionnements identitaires de l’adolescence se fasse de manière plus positive et empouvoirante pour tou.te.x.s." affirme Joséphine Gut.

La médecine et la psychiatre ont, notamment, un long historique de pathologisation des orientations sexuelles et identités de genre non-normatives, qui ont longtemps été considérées comme des maladies mentales à soigner, des afflictions, des déviances, sources directes des taux de suicide et de dépression plus élevés. Et s’il est devenu moins fréquent aujourd’hui d’entendre ces conceptions stigmatisantes, ce sont des croyances erronées qui sont loin d’avoir complètement disparues de notre imaginaire collectif.

C’est pour cela qu’il est nécessaire, quand on parle des jeunes des minorités sexuelles et de genre comme des “groupes à risque” en matière de santé mentale, de spécifier clairement et explicitement que ce n’est jamais leur orientation sexuelle ou leur identité de genre en tant que telles qui sont à la source de souffrances psychiques statistiquement plus élevées.

Lire le post du blog Stop suicide sur le site du quotidien suisse Le Temps