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Témoignage : Ce que l'on vit quand on souffre de dépression à huit ans

le 24 juin 2019

Tout ce que je voulais, c'était rester dans ma chambre, les lumières éteintes et les rideaux tirés, loin de ma famille et de l’école.

En rétrospective, le diagnostic de dépression n’a rien de surprenant. Alors que les autres enfants jouaient ensemble, moi, je m’isolais. Je n’étais ni le garçon espiègle qu’aiment avoir les pères ni le bon petit garçon qu’adorent les mères. J’étais à part, difficile à comprendre et désespérément déprimé. Quand j’ai commencé l’école, comme j’étais de toute évidence une sorte d’anomalie, j’ai été victime d’intimidation, naturellement.

À huit ans, au début de la quatrième année, j’en étais au point où me lever chaque matin était devenu un combat pour moi et mes parents. J’ai commencé à avoir du mal à marcher. J’ai commencé à avoir des maux de tête atroces et à aller souvent voir des médecins, qui spéculaient sur ce qui n’allait pas chez moi. La dépression n’a jamais été abordée, malgré tous les signes, probablement parce que j’étais trop jeune. Ma situation ne faisant que s’aggraver, mes parents, de plus en plus inquiets, me ramenaient à la clinique. J’ai finalement cru que j’avais une tumeur au cerveau. On m’a fait passer un examen, et les résultats ont été négatifs (évidemment).

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