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Témoignage : Troubles bipolaires, retrouver une « vie active »

le 8 avril 2016

[Le Monde] Elle a, dit-elle, apprivoisé sa maladie, appris à gommer les parenthèses (comprendre  : ses épisodes de dépression et d’accès maniaques). « Je suis bipolaire, mais je me place du côté de la vie. Quand on se soigne, on peut vivre à peu près normalement et être heureux comme tout le monde  »,  témoigne Hélène Pérignon, éditrice et auteure de Je suis bipolaire mais le bonheur ne me fait pas peur  (Hugo Document, 2015).

«  Ne pas décrocher de la vie, c’est l’enjeu  »,  acquiesce le psychiatre Bernard Pachoud, professeur de psychopathologie à l’université Paris-Diderot. L’un et l’autre faisaient partie des nombreux intervenants réunis le 30 mars à ­Paris par l’association Argos 2001, pour un colloque consacré à la bipolarité, en partenariat avec la fondation FondaMental. Depuis 2015, cette date est devenue la journée mondiale des troubles bipolaires, en hommage à la date de naissance de Vincent Van Gogh (le 30 mars 1853), lui-même atteint de cette pathologie mentale qui touche 1  % à 2  % de la population.

Débutant le plus souvent à la fin de l’adolescence, ou au début de l’âge adulte, elle se caractérise par la succession de phases dépressives et d’épisodes maniaques. Pendant ces derniers, «  l’embrasement émotionnel est total  »,  comme l’explique le docteur Marc Masson dans Les Troubles bipolaires  (PUF, 128 p., 9  €). La personne est euphorique, ne tient pas en place, l’insomnie peut être totale plusieurs jours de suite. De nombreux symptômes sont décrits  : désinhibition, idées délirantes, voire hallucinations.

Source Le Monde