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Article : Un nouveau traitement en essai clinique pour les victimes d'attentats

le 22 septembre 2017

Un traitement de l'état de stress post-traumatique, qui associe le médicament propranolol à la psychothérapie, est offert dans le cadre d'un essai clinique dans une vingtaine d'hôpitaux publics en France. Plus d'une centaine de victimes des attentats du 13-Novembre et de Nice l'expérimentent.  Le traitement, d'une durée de six semaines, a été développé au Québec par le professeur de psychiatrie Alain Brunet de l'Université McGill.

Le déroulement de la thérapie est simple, décrit-il dans une interview à L'OBS :

« Lors de la première séance, le patient écrit le récit de son trauma sur une ou deux pages, puis il lit ce récit devant un psychiatre ou un psychothérapeute. Une heure avant, il a pris un comprimé de propranolol. Ce processus se répète 6 fois sur six semaines. Chaque séance dure au maximum 20 à 25 minutes. Et c'est tout ! »

Le propranolol est un médicament, mis au point dans les années 1970, de la classe des bêtabloquants. Il est notamment utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle et de la migraine. Il inhibe l'action du système nerveux sympathique, responsable de la réponse au stress.

Le médicament est aussi « pris par des artistes, des musiciens, des politiques avant une performance, un concert ou un discours. Il atténue les symptômes du stress, les états anxieux, la panique », rapporte L'OBS. Il atténue les symptômes du stress, de l'anxiété et de la panique.

Les souvenirs, même anciens, explique le chercheur, ne sont pas gravés dans le marbre. La mémoire les remet à jour régulièrement à l'occasion de leur réactivation. Lors de cette réactivation, le souvenir est « malléable ». On peut alors le « reconsolider ».

« Dans le cadre de la thérapie, la lecture du récit par le patient ravive le souvenir traumatique. Le propranolol a la propriété d'en atténuer la force émotionnelle. (...) Peu à peu, le souvenir traumatique s'en trouve ainsi affaibli, atténué. (...) ce qui atténue ou fait peu à peu disparaître les symptômes (angoisse, cauchemars récurrents). »

Lire l'article du Nouvel Obs : Envoyé Spécial : la pilule qui atténue les traumas des victimes d'attentat

Source Psychomédia

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