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Colloque Enfance & Psy : "Les Médiations : du concept aux applications", le 28 janvier 2019 à Paris

le 19 novembre 2018

La médiation désigne initialement un processus dans lequel un tiers intervient pour faciliter la circulation d’informations, et ainsi faciliter l’établissement d’une relation. Ce terme existe dans la langue française dès le 19 ème siècle et tire son origine du mot latin médius, médiateur devenu mediator dans le bas latin : intercesseur, entremetteur. 

Par extension la médiation désigne ce qui permet de rendre accessible des informations par différents processus de codage-décodage. On distingue alors les médiations pédagogiques, les médiations culturelles, les médiations scientifiques… Lorsque la médiation utilise un intermédiaire : un média, on parle plutôt de médiatisation.

Issues du modèle psychanalytique, les médiations artistiques vont prendre une place particulière dans le champ des soins psychiques. Tout au long de son œuvre Freud étudie les liens entre création artistique et processus de sublimation. Mais c’est avec l’extension de la pratique analytique à l’enfant, puis l’application aux états limites et psychotiques de l’adulte et de l’enfance que des pratiques utilisant des médiations artistiques se sont développées, dans le prolongement du concept de jeu et d’aire transitionnel de Winnicott, et aussi des travaux d’auteurs comme Marion Milner ou Gisela Pankow. Aujourd’hui avec la multiplication des professionnels prenant en charge les enfants, ces pratiques ne cessent de se diversifier posant la question de ce qui fait leur dimension proprement thérapeutique. Les médias utilisés sont variés, arts, jeux, animaux, et plus récemment avec le développement des mondes numériques, jeux vidéo, ordinateurs et robots. Ces dispositifs thérapeutiques à médiations, se caractérisent par les facteurs de symbolisation particulièrement pertinents pour aborder ce que René Roussillon nommera la clinique de l’extrême, c’est à dire les formes de pathologies du narcissisme et de l’identité, définis comme situations limites de la subjectivité. Mais aussi l’autisme, les inhibitions de la pensée ou encore les situations liées à des traumatismes tels que l’exil ou les violences familiales. 

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