Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Pour en savoir plus > TDAH : La fréquente prescription d'antipsychotiques inquiète

TDAH : La fréquente prescription d'antipsychotiques inquiète

le 23 janvier 2017

[PsychoMedia] Un jeune sur 20 (un garçon sur 14) reçoit un diagnostic de trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et une grande proportion se fait prescrire des médicaments antipsychotiques (neuroleptiques), selon une étude ontarienne publiée dans le Canadian Journal of Psychiatry.

5,4 % des enfants et des jeunes avaient reçu un diagnostic de TDAH (7,9 % des garçons et 2,7 % des filles) et la majorité d'entre eux (70 %) recevaient des ordonnances pour le traitement du TDAH.

Près de 12 % s'étaient vu prescrire un antipsychotique, une classe de médicament qui n'est pas destinée au traitement de ce trouble. Pourtant très peu de ces jeunes avaient d'autres diagnostics psychiatriques pour lesquels les antipsychotiques sont indiqués.

« Nous ne savons pas pourquoi ces enfants et jeunes atteints de TDAH sont sous antipsychotiques, mais il existe un risque associé à l'exposition précoce à ces médicaments, nous devons donc en savoir plus sur les raisons pour lesquelles ils sont utilisés afin de pouvoir évaluer les bénéfices contre les risques », dit le chercheur.

« Les médicaments antipsychotiques - tels que Risperdal, Zyprexa et Seroquel - ont été développés pour traiter la schizophrénie. En plus de la schizophrénie, il a été montré que ces médicaments puissants peuvent traiter certains comportements du TDAH, mais pas les symptômes de base d'hyperactivité et d'inattention », explique le communiqué du ICES.

Ces médicaments sont associés à des risques tels qu'un gain de poids significatif et le développement du diabète. Un jeune sur quatre qui recevait un antipsychotique n'avait aucun autre dossier de diagnostic de santé mentale.

Source PsychoMedia