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Bangladesh : Les blessures secrètes des Rohingyas

le 26 février 2020

Plus de 700 000 Rohingyas, une minorité musulmane, ont fuit la Birmanie pour se réfugier dans des camps au Bangladesh. Des psychologues composent avec des guérisseurs pour y soigner leurs traumatismes. 

Plus de 700 000 Rohingyas ont trouvé refuge dans des camps au Bangladesh après avoir fui les persécutions de l’armée birmane. Aux traumatismes de l’exode s’ajoutent ceux liés aux conditions de vie sur place, dans un isolement géographique et technologique grandissant.

Mais comment prendre en charge la santé mentale de populations pour qui les notions de dépression ou de stress post-traumatique n'évoquent rien ? Le magazine Uzek et Rica publie un reportage dans les camp de réfugiés, là où les psychologues composent avec des guérisseurs, où les enfants veillent sur leurs parents, et où le futur est une source d’angoisse.

Dans les camps, la santé mentale est un chantier colossal. Les besoins sont immenses. Le Bangladesh, qui manque déjà de psychologues et de psychiatres pour ses 165 millions d’habitants, est démuni. Pour pallier le manque, des médecins généralistes sont formés au soin des troubles mentaux par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Chez Médecins sans frontières (MSF), l’une des rares ONG à proposer un suivi psychiatrique, ces généralistes sont chapeautés dans leur tâche par des psychiatres qui diagnostiquent les cas les plus sévères et prescrivent des médicaments. Mais, en réalité, dans toute la région de Cox’s Bazar, seul un psychiatre rencontre directement ses patients.

Lire le reportage sur le site du magazine Uzbek et Rica