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Brésil : À Rio, le carnaval comme remède aux maladies mentales

le 24 février 2020

Depuis 16 ans, les patients, leurs familles et les soignants d'un grand hôpital psychiatrique de Rio participent au Carnaval. Faute de financement public cette année, leur groupe lance une campagne de financement participatif. 

Cette année, le carnaval de Rio a commencé le 21 février. Pendant plusieurs jours, des centaines de « blocos » - des groupes de musiciens - défilent dans les rues, drainant dans leur sillage des milliers de fêtards. Parmi ces blocos, celui de l’Institut Pinel, grand hôpital psychiatrique de Rio, se joue de la frontière entre folie et normalité. Patients, thérapeutes et public se mélangent au rythme de la samba.

Alexandre Wanderley est psychanalyste et coordonne le bloco de l’Institut Pinel appelé « Tá pirando, pirado, pirou » un jeu de mot en portugais sur les différentes phases de la folie. Depuis 16 ans, le groupe lutte contre une vision archaïque des asiles psychiatriques et prône un message d’inclusion des patients dans la société. « L’objectif est de transformer l’imaginaire social de la folie, qui est toujours associée à une idée d’incapacité, que ce soit de vivre ensemble, de travailler, de produire, de créer… Avec un initiative comme celle-ci on montre que tout ça, ce sont des préjugés », raconte le médecin.

Privé de financements publics cette année, le bloco a lancé une campagne de financement participatif.

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