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Canada : Polytechnique, 30 ans plus tard, un premier attentat antiféministe, enfin nommé comme tel

le 16 décembre 2019

Le massacre de l'Ecole Polytechnique de Montréal, qui avait fait six victimes, vient tout juste d'être reconnu comme un acte antiféministe. Des psychologues prétendent que le tueur souffrait de troubles de la personnalité, ce qui dépolitise son acte. 

En fin d’après-midi le 6 décembre 1989, Marc Lépine, âgé de 25 ans, se présente à l’École polytechnique de Montréal armé d’un semi-automatique. Il entre dans une classe et ordonne aux hommes de sortir. Seul avec les étudiantes, il déclare « J’haïs les féministes », avant d’ouvrir le feu. Six femmes ne se relèveront jamais.

Marc Lépine visait des femmes qui se destinaient à un métier non traditionnel, sous prétexte qu’elles prenaient la place des hommes. Ces nouveaux terroristes veulent punir et terroriser les femmes parce qu’elles leur refuseraient des rapports sexuels auxquels ils prétendent avoir droit. Tous ces meurtres de masse constituent, en définitive, du terrorisme contre les femmes et les féministes.

Mais cela a pris 30 ans avant d’oser utiliser ces termes, en dehors des milieux féministes, pour décrire et analyser le massacre de Polytechnique. En effet, la Ville de Montréal vient tout juste de le reconnaître comme un « acte antiféministe » .

Sans jamais avoir consulté le tueur ni son dossier médical, des psychologues prétendent qu’il souffrait de troubles de la personnalité. Cette psychologisation du meurtre avait pour effet de le dépolitiser.

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