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Comores : 5 % de la population souffre de dépression

le 27 avril 2017

[La Gazette des Comores] A l’occasion de la journée mondiale de la santé, le ministère de la santé a organisé une conférence débat sur le thème de la dépression. Aux Comores 5% de la population sont concernés par le trouble dépressif et il est prédominent sur les femmes.

Le monde a décidé cette année de célébrer la journée mondiale de la santé sous le thème de la dépression. La dépression est une maladie mentale qui se caractérise par une tristesse pathologique persistante, une perte d’intérêt pour les activités et une incapacité à accomplir les taches quotidiennes avec bouleversement de la vie affective, intellectuelle, sociale, familiale et professionnelle. Aux Comores, d’après l’enquête menée il y a une dizaine d’années, c’est 5% de la population soit 40 000 chaque année.

« Sur la période de mars 2007 à juin 2008, les épisodes dépressifs affectent 31,74% des patients consultés dans notre cabinet; En 2016, la dépression représente 14% des cas des consultations au CHN El-Maarouf et 11% à la clinique », explique Dr Mistoihi Hassani, médecin psychiatre au CHN El Maarouf Moroni et point focal Santé mentale Comores, avant de préciser que « nous avons noté une prédominance féminine ».

Aujourd’hui, la dépression est la première cause de suicide dans le monde. Plus 70 décèdent par suicide et le plus souvent non diagnostiquée ou non traitée. Il est démontré que 15-20% des personnes souffrant de troubles dépressifs caractérisés commettent un suicide. Ils sont  estimés près de 80 0000. « Le service des urgences du CHN El Maarouf a enregistré en 2012 et 2013, 8 cas de tentative de suicide (TS) dont un décédé en réanimation », avance-t-il. En 2016, 11 cas de TS (5 hommes et 6 femmes) et 3 cas en 2017 (des filles) ont été constatés. Le médecin appelle tout le monde à avoir un régime de vie sain, de pratiquer des activités physiques régulières avec modération (la marche et la natation vivement souhaitées), s’ouvrir à son entourage et à sa famille, dormir et se donner plaisir.

De son côté, le ministre de la santé a annoncé le manque des spécialistes dans le domaine. Il appelle les jeunes étudiants à s’investir sur la psychiatrie. « Nous avions signé une convention avec le Centre Hospitalier de la Réunion pour la formation de nos infirmiers. Et elle s’est faite dans les trois îles. Elle a pris fin et si nécessaire, on va le renouveler », souligne Moussa Mahoma, le ministre de la santé. Ce dernier appelle tout le monde à se confier et à avoir un esprit ouvert pour à tout prix éviter la dépression.

Source La Gazette des Comores