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Luxembourg : Suicide et tentatives, savoir y faire face, à la maison comme à l’école

le 6 novembre 2017

Le suicide est un problème pris au sérieux au Luxembourg et fait l’objet d’un plan national de prévention depuis 2015. Les tentatives sont encore plus inquiétantes, selon la ministre de la Santé, qui a présenté jeudi deux actions en direction des familles concernées et des établissements scolaires.

Le Luxembourg connaît 80 cas par an, d’après les chiffres officiels. « L’ampleur du problème est encore plus importante lorsque l’on sait que le taux de tentatives de suicide est de 10 à 20 fois plus élevé que celui des suicides accomplis », a expliqué Lydia Mutsch.

Bien que ce type de décès est lié à un ensemble « d’interactions complexes entre différents facteurs de risque et de protection », selon la ministre, « tout suicide est évitable et les moyens de réduire de manière significative les décès existent ».

C’est tout l’objet du plan quinquennal (PNPSL) adopté en 2015 et qui englobe 33 actions prioritaires, élaborées avec les acteurs de terrain et approuvées par le Groupe interministériel prévention suicide. Deux de ces actions ont été détaillées jeudi et concernent précisément le suicide chez les jeunes.

En premier lieu, dans le milieu scolaire. D’où le «guide pratique de postvention à l’attention des établissements scolaires et des internats» qui vient d’être édité. Destiné aux directeurs d’établissements, ce manuel a pour but d’assister ces derniers dans la prise en charge de la communauté scolaire en cas de décès inopiné ou de suicide. Il présente notamment un certain nombre de recommandations visant à gérer au mieux le traumatisme lié à de tels événements.

Le choix des mots

«Le suicide est par définition un acte difficile à comprendre, et d’autant plus troublant lorsqu’il touche un jeune à qui la vie a tout à offrir. Les suicides ne sont pas seulement des problèmes individuels, mais un thème relevant de la santé publique et leur prévention représente un enjeu pour la société entière», a insisté Lydia Mutsch.

Pour la société entière, mais encore plus pour la cellule familiale. Un second guide, sous forme de « code pratique », explique comment annoncer la mort d’un enfant, d’un membre de la famille ou d’un proche après un suicide.

Source Le Quotidien.lu