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Québec : 3 façons d’agir concrètement sur la santé mentale en milieu de travail

le 5 mai 2017

[Revue Gestion] La Semaine nationale de la santé mentale se tiendra du 1er au 7 mai 2017, sous le thème « 7 astuces pour se recharger ». Cette semaine de sensibilisation constitue un moment privilégié pour s’interroger sur les stratégies organisationnelles qui permettent le maintien d’une bonne santé mentale en milieu de travail. Pourquoi ne pas prendre quelques minutes pour y réfléchir?

Un article précédent a permis de mettre en évidence les liens entre la santé mentale des travailleurs et la présence de stress en milieu de travail. Un deuxième article (lire « Comment le stress minera-t-il votre organisation? ») a également identifié les facteurs de risques psychosociaux, c’est-à-dire les différentes catégories de sources de stress potentiellement présentes dans l’environnement de travail. Que doivent faire les organisations, maintenant qu’elles ont ces informations en main? La première piste d’intervention à explorer est la prévention primaire.

Prévention primaire : pour agir sur les causes du stress

Bien qu’on identifie trois niveaux d’intervention dans le champ du stress au travail, on considère généralement que les interventions de premier niveau, soit la prévention primaire, sont les seules qui permettent d’éliminer à la source l’apparition de problèmes de santé mentale en réduisant significativement les causes du stress en milieu de travail. Effectivement, ce type d’intervention vise à agir directement sur les risques psychosociaux dont il a été question précédemment.

Par exemple, si une évaluation en milieu de travail identifie le manque de participation des employés aux décisions comme un facteur de stress, une intervention de prévention primaire pourrait proposer la mise en place d’un mécanisme permettant la prise en compte des suggestions des employés et le soutien à leur mise en place dans l’organisation. Évidemment, ce type d’intervention ne sera véritablement efficace que si l’on évalue adéquatement les sources de stress dans l’environnement.

La prévention primaire a pour avantage de favoriser des changements et une réduction de coûts plus durable dans le temps. Toutefois, sa mise en application demande des ressources ainsi qu’un engagement important de la direction de l’organisation dans le processus.

Les interventions des deux autres niveaux, soit la prévention secondaire et la prévention tertiaire, agissent, quant à elles, sur les médiateurs et les conséquences du stress au travail.

Prévention secondaire : pour solidifier les capacités d’adaptation au stress

Bien qu’on reconnaisse que le stress, notamment lorsqu’il se manifeste de façon intense et prolongée dans le temps, a des impacts sur la santé physique et mentale, on constate également une certaine variabilité individuelle quant aux façons de réagir aux différentes sources de stress. Certains travailleurs peuvent se montrer plus résilients que d’autres.

Source Revue Gestion