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Québec : Les psychiatres réclament un cours d’éducation à la santé mentale

le 7 novembre 2019

Inquiète pour la santé mentale de la « génération alpha », soit les enfants nés depuis 2010 dont l’existence est marquée par l’utilisation des écrans, l’Association des médecins psychiatres du Québec lance un important mouvement de réflexion et souhaite implanter dans les écoles des cours d’éducation à la santé mentale.

« La demande de services augmente, augmente, augmente. […] À ce rythme, on ne parviendra pas à aider tous ceux qui en ont besoin », affirme la présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec, la Dre Karine Igartua, instigatrice du mouvement Alphas connectés.

« Les pédopsychiatres disent que de 40 % à 50 % des cas qu’ils voient maintenant aux urgences, ce ne sont pas des cas de maladies mentales, ce sont des cas de crises sociales comme “mon chum m’a laissée” ou “j’ai coulé un examen”, illustre la Dre Igartua. […] On a des jeunes sous pression et ils n’ont pas l’air d’être capables de gérer leur pression. Qu’est-ce qu’on fait comme société qui fait que nos jeunes sont si malades ? »

D’où l’idée du mouvement Alphas connectés, qui vise à s’interroger sur les « normes sociales et les habitudes de vie qui se sont développées au fil des ans et qui nuisent au développement des jeunes et à leur bien-être ».

Certes, la psychiatrie est le « parent pauvre » en santé et ne reçoit que 6 % du budget de la santé au Québec, souligne la Dre Igartua. « Mais outre le fait qu’on est sous-financés, la demande est en train d’augmenter. Si on ne s’attaque pas à ce qui est en train de se passer comme société, on n’y arrivera jamais », plaide la psychiatre.

Le député Harold LeBel a déposé une motion à l’Assemblée nationale pour notamment « bonifier les ressources en santé mentale et octroyer une aide financière supplémentaire aux organismes en place, dans les meilleurs délais, pour rendre les traitements des troubles anxieux accessibles à tous ».

Lire l'article sur le site du quotidien québécois La Presse