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Québec : Une nécessaire reconnaissance du savoir expérientiel des jeunes en santé mentale

le 6 mai 2019

75% des premiers signes de problèmes de santé mentale apparaissent avant l’âge de 25 ans, dont 50% avant l’âge de 14 ans.

En tant que membres du comité organisateur d'un projet par et pour les jeunes ayant un vécu en santé mentale*, nous considérons que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) fait un pas dans la bonne direction en élargissant la portée de ses initiatives. Comme l'a démontré la couverture médiatique du système de santé des derniers mois, s'attaquer à ce mal qui afflige un grand nombre d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes sur notre territoire est un impératif.

Toutefois, l'attention médiatique et le contexte politique actuels se doivent d'être pris comme une occasion pour réaffirmer la place centrale que doit avoir le savoir expérientiel des jeunes dans l'organisation des services qui leur sont dédiés.

Nous sommes des jeunes qui avons en commun un savoir expérientiel en santé mentale. Allant bien au-delà d'une vision strictement biomédicale, nous estimons que notre vécu, sans égard à la pose d'un diagnostic par un professionnel, est une forme d'expertise qui doit être reconnue comme telle, et doit être placée au centre des décisions nous concernant directement — la lettre de la jeune Émilie Houle , 23 ans, rendue publique après sa mort par suicide, en est un triste rappel.

Aussi, nous croyons fondamentalement que la santé mentale doit être comprise de manière holistique plutôt que parcellaire. Cela veut dire que l'ensemble des déterminants sociaux ayant un impact sur la santé mentale des jeunes doivent être considérés et pris en compte dans la mise en place de programmes et de politiques publiques.

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